Union européenne : les 27 chefs d’États et de gouvernements sauvent le plan de relance

  •   Le 12/12/2020 à 12h18
  •   DEHOUI Lionel

L’Union européenne s’est réunie le jeudi pour discuter de la question concernant le plan de relance. Après une nuit blanche de tractations avec la Pologne, les États membres ont finalement pu adopter leur plan de relance massif. Ce vendredi, les Vingt-Sept États membres ont tenu de nouvelles discussions sur d’autres sujets importants.

Union européenne : les 27 chefs d’États et de gouvernements sauvent le plan de relance
Droit image : Rock Cohen - Flickr

Les points abordés lors du sommet

Au cours de la réunion, plusieurs points ont été abordés. Néanmoins, celui du Brexit n’a pas été très développé. D’après des sources européennes, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen ne s’est pas montrée très pessimiste sur la possibilité de trouver un accord. Elle a déclaré que les espoirs d’un compromis avec le Royaume-Uni étaient faibles.

Par ailleurs, le sujet de la Turquie a également été abordé lors des discussions. Ainsi, des sanctions ont été prononcées contre le pays que dirige Erdogan, à cause des activités agressives menées contre la Grèce et le Chypre en Méditerranée. En guise de réaction, Ankara a qualifié cette décision de « biaisée et illégitime ».

Lors d’une conférence de presse finale, le président du Conseil européen, Charles Michel, a déclaré que cette réunion était une occasion pour l’Union européenne de démontrer sa force tranquille. Il a aussi reconnu que les discussions portant sur la Turquie et le climat n’ont pas été faciles.

 

Les avancées opérées sur le climat

De grandes décisions concernant le climat ont prises au cours de la réunion. Parmi celles-ci, figure les prévisions en ce qui concerne la réduction des émissions de l’Europe. Ainsi, un taux de réduction de 55 % contre 40 % actuellement, est envisagé d’ici 2030, par rapport au niveau de 1990. L’objectif étant d’arriver à la neutralité carbone en 2050.

D’ailleurs, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen n’a pas manqué de féliciter cette décision sur Twitter. Elle estime que les 27 États ont adopté « une proposition ambitieuse pour un nouvel objectif climatique ». Quant à Angela Merkel, elle a commenté ce message en indiquant que cela valait la peine de faire une nuit blanche.

De son côté, Emmanuel Macron n’a pas non plus manqué de réagir. Il a déclaré que « dix ans, c’est demain ». Ainsi, le président français a exhorté ses collègues à mettre tout en œuvre pour réussir cette mission. « Car il n’y a pas de plan B », dit-il.

 

À propos de la Pologne

La question liée à la Pologne a donné lieu à des discussions très mouvementées lors des échanges. Étant donné que la Pologne est un pays qui dépend fortement du charbon, elle a exigé des garanties sur les aides financières qui lui sont promises.

Entre temps, la Pologne s’est mise d’accord avec la Hongrie pour bloquer l’adoption du plan de relance, ainsi que le budget européen. Un blocage qui n’a pas arrangé les pays européens, étant donné que la pandémie du coronavirus sévissait sérieusement sur leurs territoires. Finalement, ledit blocage a été levé le jeudi après un compromis.

En conséquence, l’Europe a désormais le feu vert pour emprunter solidairement afin de relancer son économie. Celle-ci n’aura donc plus besoin de chercher un moyen pour contourner le système de droit de veto dont dispose les États. La Hongrie aussi reste sereine après le compromis signé avec les autres États.