Total : Renforcement de son partenariat avec Adani en Inde

  •   Le 16/10/2020 à 19h12
  •   DEHOUI Lionel

Dans le cadre de son engagement dans les énergies renouvelables, Total renforce son partenariat avec Adani en Inde. Ce partenariat met en exergue la création d’une coentreprise, à laquelle seront affectées de nouvelles fermes.

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Total : Renforcement de son partenariat avec Adani en Inde
Droit image : Jean Balczesak - Flickr

Joint-venture entre Total et AGEL

Après avoir fait ses preuves en Chine dans les énergies renouvelables, Total se tourne désormais vers l’Inde où il accélère son programme d’énergie solaire. Pour ce faire, le groupe français des énergies renouvelables et du pétrole a constitué une coentreprise avec AGEL.

Pour ce partenariat, ce dernier a fait un apport de portefeuille de 2,1 GW de centrales solaires. En outre, s’appuyant sur une option présente dans le contrat initial de constitution, les deux sociétés ont décidé d’élargir ce portefeuille de 2,1 GW à 2,3 GW, avec l’apport de nouvelles fermes solaires.

Patrick Pouyanné, le patron de Total, a déclaré que l’Inde a un fort potentiel en matière de croissance dans les énergies renouvelables. Ainsi, depuis l’année passée, le géant français a procédé à un renforcement de son engagement avec ce pays. Total qui s’est engagé à devenir un leader mondial des énergies renouvelables va alors implanter 5 GW de projets solaires dans le pays.

L’objectif du groupe est d’installer 175 GW d’ici 2022 et Patrick Pouyanné se dit très heureux de renforcer les liens avec la société Adani. C’est un projet qui lui permettra sans doute d’atteindre une rentabilité sur fonds propres supérieure à 10 % pour les projets renouvelables.

 

Un syndicat s’inquiète de la vente de Cray Valley par Total

La CFDT, qui est une organisation syndicale chez Total a exprimé son inquiétude face à la vente de Cray Valley, l’une des divisions de Total spécialisées dans les produits chimiques. Le syndicat estime qu’une telle opération pourrait porter préjudice à l’équilibre industriel et économique du site pétrochimique de Carling (Moselle).

En effet, Reuters a rapporté la semaine écoulée que le géant français envisageait de céder ses activités-résines. Ceci, en vue de la mise en œuvre de son plan qui consiste à se séparer des actifs non stratégiques, pour l’accélération de sa course vers les énergies renouvelables.

Ainsi, Cray Valley fait partie des actifs non stratégiques dont il est question. C’est une division de Total qui est spécialisée dans les produits chimiques de spécialité hydrocarbures, les additifs chimiques et les résines qu’on utilise comme ingrédients dans les caoutchoucs, polymères, adhésifs et revêtements.

 

Les raisons qui expliquent l’opposition de la CFDT

D’après l’organisation syndicale, la direction de Total a fait des promesses en 2013 lors de l’annonce de son projet de modernisation. La direction aurait promis une pérennisation des activités du site, ainsi qu’un accroissement des résultats jusqu’en 2030 au minimum.

La CFDT ajoute que si l’ambition du groupe est vraiment de se débarrasser de Cray Valley, alors le potentiel économique de la plateforme de Carling risque d’être gravement compromis, surtout si un investissement industriel conséquent n’est pas apporté.

Pour finir, le syndicat déclare qu’il est inadmissible de garder le silence. Cela ne fait que créer une situation anxiogène, alors que la période est déjà un peu trop compliquée.