Total enregistre 8,4 milliards de pertes suivies de lourdes dépréciations

  •   Le 31/07/2020 à 10h44
  •   DEHOUI Lionel

Au deuxième trimestre 2020, le groupe pétrolier Total a enregistré une perte nette de 8,4 milliards de dollars. Cette perte a permis d’encaisser de lourdes dépréciations, dont la chute des cours du brut et les marges de raffinage. Elle est la seconde grosse perte que l’entreprise a accumulée durant cette décennie.

Trader l’action Total !
75% de comptes d’investisseurs de détail perdent de l’argent lors de la négociation de CFD avec ce fournisseur. Vous devez vous assurer que vous pouvez vous permettre de prendre le risque élevé de perdre votre argent.
Total enregistre 8,4 milliards de pertes suivies de lourdes dépréciations
Droit image : Joe deSousa - Flickr

Le bilan de Total au deuxième trimestre 2020

La crise sanitaire de la covid-19 a sérieusement touché l’économie mondiale. Elle n’a épargné aucun domaine d’activités et les marchés du pétrole ont étaient très impactés. Au cours du deuxième trimestre, le groupe pétrolier Total a enregistré une perte énorme, la seconde qu’elle essuie après celle de 2015.

En effet, la perte enregistrée est estimée à 8,4 milliards de dollars, alors qu’elle avait enregistré un bénéfice de 2,8 milliards l’année passée. Quant au bénéfice de cette année, en dehors des déboursements liés à la valorisation des stocks et certains éléments exceptionnels, elle est estimée à environ 130 millions de dollars. Ce qui représente une baisse de 96 % au deuxième trimestre pour l’entreprise.

Selon le PDG de Total, Patrick Pouyanné, le deuxième trimestre a beaucoup plus affecté leurs activités. Il s’agit notamment de la baisse à 30 dollars du baril en moyenne et les prix du gaz qui ont diminué. De même, les marges de raffinage se sont endommagées d’autant plus que la demande a considérablement chuté.

 

Du côté des hydrocarbures

La production d’hydrocarbures de Total a également baissé de 4 % à 2,85 millions de barils de pétrole par jour (Mbep/j). Face à un tel déclic, certains membres de l’organisation des pays exportateurs du pétrole (Opep) et alliés se sont engagés à soutenir les cours. Il faut rappeler que ces derniers ont connu également des chutes dès l’avènement du Covid-19. Ce malheureux événement jusqu’à ce jour, a arrêté certaines de leurs activités, notamment celle du transport aérien.

Confiant, Total se dit conscient des changements et de la volatilité de l’environnement économique actuel. Par la même occasion, il affiche sa volonté de réduire les investissements et de faire des économies.

 

Des actifs abandonnés

Après les lourdes dépréciations d’actifs pour 8,1 milliards de dollars annoncées le soir du mercredi, les pertes enregistrées ce jeudi matin sont sans grande surprise. De plus, les projets de sables de Fort Hill et Surmont ont connu une dépréciation complémentaire de 5,5 milliards au deuxième trimestre. 

Par ailleurs, le groupe Total énonce une hypothèse selon laquelle le baril de Brent qui vaut 35 dollars cette année pourrait remonter à 60 dollars en 2023, puis se stabiliser à 50 dollars sur du long terme.

D’autres actifs du groupe au regard de la transition énergétique et la lutte contre le changement climatique ont été passés en revue. Pour effectuer le calcul, le pétrolier a considéré les réserves de coûts élevés de plus de 20 ans, dont la production totale ne sera pas possible avant 2050.

Le groupe prétend que la demande en pétrole pourrait bientôt baisser dans un futur proche. Alors, en guise de prévention, une partie de ses réserves sera conservée dans le sous-sol, notamment les plus chers à produire.