Nouveau projet de bornes d’enregistrement biométriques pour Thales

  •   Le 23/03/2021 à 12h43
  •   HARMANT Adeline

Hier durant la première séance de la semaine, le groupe Thales a publié un communiqué annonçant qu’il allait fournir des bornes d’enregistrement biométriques dans le but de contrôler les frontières. Nous vous proposons ainsi de découvrir ici quelques explications au sujet de cette nouvelle opération.

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Nouveau projet de bornes d’enregistrement biométriques pour Thales
Droit image : Andrew Skudder - Flickr

Un contrat avec le ministère de l’Intérieur :

On sait en effet que dès 2022, un nouveau système de contrôle sera mis en place aux frontières pour les citoyens non-européens. Un système biométrique qui collectera un certain nombre de données par le biais de bornes installées à des points de passage. Hors c’est la Thales que le gouvernement français a choisi pour ce projet.

Ainsi, le groupe prendra en charge la mise en place de ce système d’identification biométrique pour enregistrer les citoyens non-européens de passage sur le les territoires des Etats membres de l’Union Européenne.

Le ministre de l’intérieur a ainsi déclaré : « L'expertise de Thales dans le domaine de l'identité et de la gestion des frontières nous apporte une fiabilité technologique, sans avoir à choisir entre sécurité et simplicité d'utilisation. »

 

Le détail de ce nouvel équipement :

Dans le cadre de ce contrats dont les détails financiers restent pour le moment inconnus, Thales va livrer plusieurs centaines de kiosques de pré-enregistrement sur divers points de passage aux frontières.
 Le dispositif inclus une interface guidant les voyageurs à chaque étape d’enregistrement et de vérification de leur identité.

Ce dispositif se déroulera en deux étapes avec l’auto-inscription du voyageur au kiosque puis le contrôle frontalier final effectué par un contrôle manuel ou par des sas électroniques automatiques. Selon Thales, les documents de voyage seront ainsi vérifiés et les données biométriques saisies en moins d’une minute.

Il concernera les ressortissants de pays tiers lors de leur entrée dans l’espace Schengen pour un séjour court ou quand ils le quitteront par voie aérienne, maritime ou terrestre. Les informations récoltées vont inclure les noms, les numéros de passeport, les empreintes digitales et les photos de voyageurs et seront conservées trois ans pour les voyageurs qui respectent les règles du court séjour et cinq ans pour ceux qui ont dépassé leur période de séjour autorisé.

Bien entendu, les données stockées seront accessibles aux autorités frontalières et à celles en charge de la délivrance des visas. Elles pourront aussi être consultées par les autorités répressive désignée par l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs à des fins de prévention, de détection ou d’enquête en matière d’infractions terroristes ou d’autres infractions pénales graves.

 

Un passage aux frontières plus moderne :

Ce nouveau contrat intervient dans le cadre d’un texte européen adopté en novembre 2017 prévoyant le déploiement d’un système biométrique d’enregistrement d’entrée et de sortie avec pour objectif de renforcer la sécurité de l’espace Schengen et de moderniser le passage aux frontières.

Le dispositif sera mis en application en 2022 en plus du PNR européen qui recense les données des voyageurs pouvant être transférées aux autorités répressives. Il visera à remplacer le système actuel d’apposition manuelle de cachets sur les passeports jugé peu efficace dans la lutte contre la criminalité.