L’OMS tente de rassurer sur le vaccin AstraZeneca

  •   Le 16/03/2021 à 09h30
  •   HARMANT Adeline

C’est maintenant au tour de la France, juste après l’Allemagne et d’autres pays de l’Union Européenne, de stopper provisoirement les vaccinations AstraZeneca. Au total, cela porte le nombre de pays ayant suspendu cette vaccination à une dizaine en raison d’effets secondaires supposés et demandant une surveillance accrue. Dans ce contexte, l’Organisation Mondiale de la Santé souhaite éviter une panique générale.

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L’OMS tente de rassurer sur le vaccin AstraZeneca
Droit image : alex.pin - stock.adobe.com

Un vaccin soutenu par les institutions internationales

Alors même que plusieurs pays dont la France ont annoncé ces derniers jours avoir décidé une suspension de la vaccination avec le sérum mis au point par la firme anglo-suédoise Astrazeneca, les institutions internationales continuent de soutenir ce vaccin.

Ainsi et dans un communiqué paru hier, l’Organisation Mondiale de la Santé a appelé les pays à continuer la vaccination.

Dans le communiqué et lors d’une conférence de presse donnée hier à Genève, Soumya Swaminathan, actuelle cheffe scientifique de l’OMS a ainsi déclaré que l’organisme ne veut pas que les gens paniquent et que, pour le moment, il recommande que les pays continuent à vacciner avec AstraZeneca.

Qu’en est-il des autres institutions ? On apprend également que la réaction de l’Agence Européenne des Médicaments ou EMA est similaire à celle de l’OMS. Cette dernière reste en effet actuellement d’avis que les avantages du vaccin AstraZeneca dans le cadre de la prévention de la Covid-19 avec son risque associé d’hospitalisation et de décès l’emportent sur les risques d’effets secondaires.

 

Existe-t-il des liens réels entre le vaccin et les effets secondaires observés ?

L’une des informations les plus importantes à retenir en ce qui concerne cette affaire est le lien qui existe ou non entre la vaccination et les effets secondaires constatés chez certains patients. En effet, les deux organisations ont tout de même annoncé des réunions. L’OMS devra donc se réunir aujourd’hui mardi 16 mars et l’EMA se réunira jeudi dans le but de décider si des mesures sont nécessaires.

Rappelons ainsi que pour le moment, aucun lien avéré n’a été détecté entre les effets secondaires et le vaccin du laboratoire britannique.

Les effets secondaires n’ont ainsi touché que 30 patients européens sur les 5 millions qui ont reçu ce vaccin selon les propos de l’EMA qui précise : « Plusieurs milliers de personnes développent des caillots sanguins chaque année dans l’Union Européenne pour différentes raisons. Le nombre global d’évènements thromboemboliques chez les personnes vaccinées ne semble pas être plus élevé que celui observé dans la population générale.

L’EMA a également précisé qu’elle travaillait en collaboration avec AstraZeneca, des experts en troubles sanguins et d’autres autorités sanitaires et avec le Royaume Uni qui a vacciné 11 millions de personnes dans son pays.

En France, c’est l’ANSM qui a finalement décider de suspendre par précaution l’utilisation du vaccin dans l’attente de l’avis de l’EMA après avoir recommandé vendredi dernier de poursuivre la vaccination. Notons qu’un seul patient a été recensé avec ces troubles de la coagulation en France pour le moment.