Spartoo E-commerce fait son premier pas vers la bourse

  •   Le 10/06/2021 à 10h56
  •   DEHOUI Lionel

Spartoo, le pilier français de la vente de chaussures en ligne a été créé en 2006 et vise désormais la bourse. Après que l’Autorité des marchés financiers (AMF) ait approuvé l’enregistrement des documents le lundi, le PDG Boris Saragaglia a fait une déclaration. Il a affirmé que dès que toutes les démarches procédurales seront achevées, le groupe prévoit d’être coté sur le compartiment Euronext Growth à Paris d’ici août.

Spartoo E-commerce fait son premier pas vers la bourse

L’objectif poursuivi par Spartoo

Le but poursuivi actuellement par l’entreprise est de lever 30 millions d’euros, a déclaré son PDG Boris Saragaglia, tandis que l’AMF a approuvé les documents d’enregistrement le lundi. En effet, la dernière levée de fonds de l’entreprise d’e-commerce remonte à 2012.

Depuis, l’entreprise, détenue à 25 % par ses fondateurs et salariés et à 75 % par des fonds, n’a fait que fonctionner par ses propres moyens. Elle n’a pas fait l’objet d’une énorme croissance comme Zalando ou Asos, et n’est pas d’ailleurs dans la même catégorie.

En conséquence, Spartoo recherche de nouveaux fonds en bourse. Le site de vente en ligne de chaussures a révélé lundi 7 juin avoir déposé un dossier auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Son PDG et co-fondateur, Boris Saragaglia, pense que la cotation de 30 % du capital de la société pourrait lui donner la possibilité de lever 30 millions d’euros.

 

Vers une relève de Spartoo

Saragaglia a expliqué que Spartoo peut être coté sur Euronext Growth vers la moitié du mois de juillet. L’opération servira ensuite à financer ses premiers pas sur de nouveaux marchés. C’est le cas notamment de la vente de petites décorations telles que : lampes, coussins, et autres.

Ainsi, le gérant va reprendre la stratégie de croissance en 2021, ce qui, selon lui, l’avait poussé à récupérer le réseau de magasins André chez Vivarte en 2018. Selon l’accord de médiation enregistré au tribunal de Paris le 29 juin 2018, le groupe Vivarte a apporté à André 17,3 millions d’euros.

Plus tard en avril 2020, Spartoo a demandé qu’André soit placé en redressement judiciaire. Le PDG a déjà été confronté à la question du refus des actionnaires de renflouer cette filiale, qui a enregistré une perte nette de 20 millions d’euros en 2019. Cependant, l’entreprise a finalement été rachetée en partie par son ancien PDG François Feijoo.

 

Les difficultés ne doivent pas entraver le progrès

Un an plus tard, M. Saragaglia a exhorté à regarder vers l’avenir. Il a dit que les difficultés ne devraient pas entraver la vision à long terme. Spartoo a encaissé un chiffre d’affaires de 134 millions d’euros en 2020, en progression de 10 %, comparativement à 2019, et une marge brute d’environ 6,5 millions d’euros.

Bien que la crise ait balayé l’industrie de la mode, M. Saragalia a annoncé qu’à partir de 2022, Spartoo pourra reprendre sa dynamique.

Cependant, le projet de cotation a été réalisé après une variation partielle de l’actionnariat du groupe, détenu à 75 % par des fonds. Deux de ces fonds ont déjà revu leurs positions. C’est le cas de : A Plus Finance, qui a vendu 80 % de ses parts, et CM-CIC Capital, qui s’est retiré et s’est tourné vers deux autres fonds français, dont LBO France.