Amazon reçoit un nouvel avertissement et ferme ses sites en France

  •   Le 16/04/2020 à 12h46
  •   HARMANT Adeline

Le groupe Amazon fait l’objet d’une nouvelle sommation de la part de la justice qui lui demande de limiter ses livraisons de produits aux produits essentiels et risque ainsi une amende importante. A la suite de cet évènement, le géant américain a fermé ses sites français pour une durée initiale de 5 jours à compter de jeudi dans le but de nettoyer ses entrepôts et d’évaluer les risques liés au coronavirus.

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Amazon reçoit un nouvel avertissement et ferme ses sites en France
Droit image : Xabier Cid - Flickr

Les obligations d’Amazon pour ne pas avoir à payer l’amende encourue :

C’est à la suite d’une décision du tribunal de Nanterre ce mardi qu’Amazon se doit de réagir. Ce tribunal a en effet établi qu’Amazon a méconnu son obligation de sécurité et de prévention de la santé de ses salariés. Il a ainsi ordonné au géant américain de réaliser une évaluation des risques avec les représentants du personnel et de limiter pendant cette période, ses livraisons, aux seuls produits de première nécessité comme les produits alimentaires, produits d’hygiène et médicaux sous peine de devoir payer une amende d’un million d’euros par jour de retard et par infraction relevée.

Si le groupe se dit surpris par cette décision et estime avoir déjà mis en place des mesures de sécurité strictes, il a fait appel mais a également pris la décision de fermer ses entrepôts français dans l’attente tout en maintenant à 100% la rémunération de ses salariés.

Amazon explique cependant qu’il lui est impossible de limiter ses livraisons aux produits essentiels dans les 24 heures sans prendre le risque de livrer par accident un produit non-essentiel et ainsi de se retrouver dans l’obligation de payer l’amende. Il préfère donc, dans le doute, fermer purement et simplement ses sites.

 

Ce qui est reproché à Amazon :

Bien entendu et à la suite de cette décision de justice, le groupe Amazon a fait connaitre son mécontentement en expliquant que cette fermeture obligée de ses entrepôts ne serait pas sans conséquences à la fois pour ses collaborateurs, pour ses clients ou pour les TPE et PME françaises qui utilisent cette plateforme pour se développer.

Mais force est de constaté que le roi de la vente en ligne est déjà visé, depuis le début du confinement, par les syndicats, qui dénoncent le traitement de commandes de produits non-essentiels comme des produits de culture ou des produits de beauté. Le 21 mars dernier et face à ces accusations, Amazon avait annoncé qu’il cessait de prendre les commandes jugées comme étant moins prioritaires sur ses sites français et italiens sans pour autant parler de la notion de « produits essentiels » dont nous avons parlé précédemment et qui relèvent de la première nécessité. Ces produits sont en effet minoritaires dans l’activité du groupe.

Rappelons également que 5 mises en demeure ont été faites à Amazon par l’inspection du travail et 3 d’entre elles ont été finalement levées. Amazon se défend toujours en attestant avoir mis à disposition de son personnel du matériel de protection adapté.