Ryanair, British Airways et easyJet pour dénoncer l’imposition de quarantaine en Angleterre

  •   Le 10/06/2020 à 01h01
  •   DEHOUI Lionel

Quand il devient impératif de faire des profits à la reprise des activités du secteur économique, les alliances sont nouées rapidement. C’est le cas des compagnies aériennes telles que Ryanair, British Airways et easyJet qui se sont associées pour faire une dénonciation. C’est à travers une lettre commune qu’elles se sont adressées au Gouvernement de la Grande-Bretagne pour faire part de leur mécontentement. Elles ont protesté contre les mesures de quarantaine qui entreront en vigueur bientôt. Selon les trois compagnies, lesdites mesures sont non seulement disproportionnées, mais aussi complètement injustifiées. Il faut rappeler que les règles concerneront une bonne partie des passagers installés à bord de vol international et dont la destination est la Grande-Bretagne. Les trois sociétés estiment en effet que cette disposition va freiner le redémarrage du secteur de transport aérien. Elles rappellent que ce dernier a connu presque une paralysie en raison des mesures de confinement adoptées par les États.

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Ryanair, British Airways et easyJet pour dénoncer l’imposition de quarantaine en Angleterre
Droit image : Flickr

Les précisions et la réaction du trio

Il n’est plus nécessaire de rappeler que le monde entier a dû recourir aux dispositifs sécuritaires de confinement pour contrer le nouveau coronavirus. En effet, selon le gouvernement britannique, tout voyageur atterrissant sur ses terres devra faire objet d’un isolement de 14 jours. Une décision qui prendra effet à partir du 8 juin. Durant ce temps, la personne concernée devra informer les autorités de son lieu de résidence.

La lettre des trois entreprises pourrait servir d’avertissement et aboutir sur une procédure judiciaire. Ensemble, les trois compagnies signant cette lettre accusent l’État britannique de ne pas justifier ces mesures. Le trio analyse cette décision et trouve qu’elle servira simplement à réduire considérablement le total de voyageurs (entrant et quittant l’Angleterre). Pour le gouvernement du Royaume-Unis, tout son territoire observera cette quarantaine.

Remarque : La mesure prévoit également quelques spécificités quant à sa mise en application. Le gouvernement souligne que l’exécution de ce règlement ressort de la responsabilité des exécutifs qui sont autonomes. Il a aussi précisé que cela est valable pour les sanctions qui y sont liées.

 

Les acteurs du secteur mis de côté

Par ailleurs, le directeur général du groupe IAG a donné quelques précisions à travers une déclaration officielle. Il faut dire que l’entreprise IAG est la maison-mère de British Airways et c’est Willie Walsh qui en est le Directeur général. Selon lui, le secteur aérien n’a pas été associé dans le processus menant l’adoption de cette mesure. Ceci étant, le DG précise qu’un recours juridique est déjà en train d’être étudié.

 

Ryanair face à Bruno Le Maire

Rappelons tout de même que les tensions ne font que monter entre les compagnies aériennes et les pays européens. Le lundi 1er juin, la compagnie Ryanair menaçait de licencier 27 salariés dans l’Hexagone si le syndicat majoritaire du secteur (SNPNC-FO) n’accepte pas certaines conditions. Ryanair exigeait ainsi du syndicat son engagement rapide à opter pour des baisses de salaires. Ces informations étaient divulguées par Stéphane Salmon, partisan dudit syndicat.

Le syndicaliste a fini par traité l’action de la compagnie aérienne de « chantage ». Le lendemain de ces déclarations, le ministre français de l’Économie estime que le chantage ne peut être utilisé comme une solution dans le contexte actuel. Le ministre (Bruno le Maire) a plutôt exhorté les entreprises à trouver des accords à long terme visant à préserver l’emploi. Il les appelle à faire preuve d’imagination pour y arriver.