L’Etat détaille son projet de réorganisation d’EDF

  •   Le 13/04/2021 à 08h29
  •   HARMANT Adeline

C’est hier que les syndicats d’EDF ont pris connaissance d’un document transmis par l’Etat dans lequel est détaillé le projet de réorganisation de l’électricien français et qui confirme notamment la scission du groupe en trois entités. Découvrons le détail des informations communiquées à ce jour.

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Une société mère et deux filiales :

La première information majeure à retenir ici est la création d’une société mère et de deux filiales dont les noms n’ont pas encore été définis mais pourraient faire l’objet d’une consultation des salariés. L’Etat français détaille ensuite dans ce document le projet de réorganisation du groupe avec quelques nouvelles données intéressantes.

Il explique notamment que le projet porté par le gouvernement a pour objectif d’assurer la pérennisation de l’ensemble des missions de service public d’EDF ainsi que le statut d’entreprise publique de l’ensemble de ses activités.

 

EDF SA sera détenue en intégralité par l’Etat :

Le projet repose ainsi sur une détention d’EDF SA à 100% par l’Etat. Cette société regroupe la production nucléaire et thermique en France, les services d’ingénierie et les fonctions centrales. Elle resterait la société principale du groupe mais sortirait de la cotation en Bourse.

Une première filiale détenue à 100% par EDF SA regroupera ensuite l’ensemble des activités hydro-électriques du groupe.

Enfin, une autre filiale qui sera contrôlée majoritairement par EDF SA sera quant à elle consacrée au développement des activités d’énergie renouvelable et aux réseaux de distribution avec Enedis comme le précise le document. EDF Energies Nouvelles et Réseau dont le nom sera modifié suite à une consultation des salariés, sera une entreprise du secteur public en étant détenue en majorité par EDF SA. Des garanties légales seront ainsi données quant au maintien de cette filiale dans le secteur public avec un seuil de détention minimal par EDF SA.

 

Augmentation de capital et mobilité salariale :

Dans son communiqué, l’Etat français précise également qu’il souhaite convaincre la Commission d’autoriser EDF SA à participer aux augmentations de capital nécessaires pour la future filiale consacrée aux énergies renouvelables. Ces appels à financement sont en effet une condition sine qua non du développement de cette dernière.

Enfin, le gouvernement précise que la mobilité des salariés du groupe EDF continuera à s’inscrire dans les règles et principes actuellement en vigueur, soit entre toutes les entités du groupe, en dehors de certains cadres dirigeants qui exercent des fonctions exécutives ou ont accès à des informations particulièrement sensibles.

 

Discussions en cours avec Bruxelles :

Bien entendu, les discussions entre la France et Bruxelles concernant l’avenir d’EDF sont encore en cours mais viennent d’entrer dans leur phase finale. Aucun accord n’a pour le moment été trouvé dans ce dossier épineux avec des syndicats encore très inquiets.

Ces syndicats ainsi qu’un large spectre de l’opposition, critiquent toujours vivement ce projet de réorganisation d’EDF qu’ils associent à un risque de démantèlement d’une entreprise stratégique pour l’économie française.