Renault veut se servir du nouveau Flins pour augmenter son chiffre d’affaires

  •   Le 22/04/2021 à 15h39
  •   DEHOUI Lionel

Le groupe Renault a annoncé qu’il a l’ambition de générer plus des chiffres d’affaires dans l’économie circulaire. Ceci, en se basant sur la transformation de l’usine d’assemblage de voitures neuves de Flins en un pôle de recyclage. Cette décision a été prise dans le cadre de la mise en place du plan de restructuration de l’entreprise.

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Renault veut se servir du nouveau Flins pour augmenter son chiffre d’affaires
Droit image : Ivan Radic - Flickr

Renault se lance dans le recyclage de voitures

Lors d’une interview, le DG de Renault a rappelé les projets du groupe pour les prochaines décennies. D’après sa déclaration, l’intention du constructeur automobile est de se faire plus d’argent en recyclant des voitures. Pour rappel, la publication du chiffre d’affaires du groupe, pour le compte du premier trimestre 2021, est prévue pour ce jeudi.

Par ailleurs, vers fin 2020, l’entreprise de construction automobile avait déjà manifesté son intention d’arrêter l’activité d’assemblage de véhicules neufs à Flins. En effet, son projet pour cette usine serait plutôt d’en faire le numéro un de l’économie circulaire dédiée à la mobilité en Europe.

Baptisé « Re-Factory », le nouveau site aura pour mission d’accueillir les activités de recyclage des pièces mécaniques. C’est là que se fera également le reconditionnement des véhicules et des batteries électriques. L’usine de Flins abritera aussi les activités de démantèlement des voitures.

 

Renault envisage un retour en scène triomphal dans l’électrique

Tous les fabricants automobiles sont actuellement dans une course pour électrifier leurs différentes gammes. Un changement qui s’avère nécessaire, alors que les voix ne cessent de se lever contre les technologies à essence et diésel.

Luca de Meo, Directeur général du groupe, a déclaré que la stratégie de Renault concernant l’électrique sera détaillée dans un futur proche. En outre, il convient de notifier que Renault et Nissan étaient les premiers constructeurs à disposer d’une gamme électrique. Cependant, ils ont vite été dépassés par le très ambitieux américain Tesla et le surprenant Volkswagen. En fait, ce dernier a fait irruption dans le domaine de l’électrique de façon spectaculaire.

Ces différents choix du groupe français ne cessent cependant de susciter des commentaires au sein des politiques. Une situation qui semble normale, lorsqu’on sait que l’État français est le premier actionnaire de l’enseigne.

 

Les perspectives envisagées par Renault pour atteindre son objectif

Renault traverse actuellement une situation délicate qui ne lui rend pas la tâche aisée. Par exemple, Luca de Meo est contraint de mettre en œuvre un plan d’économies pour diminuer les coûts fixes. De plus, une suppression de 4 600 emplois est prévue dans l’Hexagone et la production de nouveau modèle est annoncée en Espagne.

Lors de son intervention au Journal du dimanche, le DG de la société a souligné qu’il aurait rappelé à Bruno Le Maire que la France était au cœur du plan « Renaulution ». Toutefois, il défend qu’il est nécessaire d’arrêter « de juger un constructeur sur le nombre de véhicules produits en France ».

Parmi les autres projets initiés par l’entreprise figurent les activités de recherche et de production pour la pile à combustible. Luca de Meo a aussi mentionné la mise en place d’un pôle de fabrication de véhicules électriques dans le Nord.