Rebond des cours du pétrole après l’accord « historique » à l’OPEP+

  •   Le 14/04/2020 à 09h02
  •   DEHOUI Lionel

Enfin, les pays producteurs de l’or noir qu’est le pétrole ont trouvé un point d’entente. Ce dimanche, les membres de l’OPEP se sont mis d’accord pour réduire leur production de pétrole. C’est un accord « historique » qui n’était pas gagné d’avance à cause des oppositions entre la Russie et l’Arabie saoudite. Sur le continent asiatique, on dirait que le marché pétrolier n’attendait que cette nouvelle pour flamber les cours. C’est là l’actualité de ce lundi.

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Rebond des cours du pétrole après l’accord « historique » à l’OPEP+
Droit image : anax44 - Flickr

Un dollar de plus

De la Russie à l’Arabie saoudite, en passant par le Koweït et les autres pays membres de l’OPEP+, la production pétrolière doit baisser. Les conséquences de cette décision de l’Organisation des Pays Exportateurs du Pétrole sont immédiates. Les cours du pétrole ont gagné 1 dollar de plus par baril. En plus, les inquiétudes naissent de partout, car cette réduction paraît déjà insuffisante. La pandémie du convid-19 a fait fondre la demande mondiale du pétrole.

Les géants producteurs se sont retrouvés en surproduction. Il était donc presque impossible de convaincre les uns et les autres à réduire dans ce contexte de crise. Les pays concernés par cet accord devront diminuer leur production quotidienne de 9,7 millions de barils. Les clauses de cet accord entreront en vigueur dès le premier jour du mois prochain (mai). Cela correspond à une réduction de la demande mondiale de 10 %.

 

Les valeurs du pétrole

Alors qu’il était 5 h 20 GMT, un gain de 1,29 dollar par baril a été réalisé par les contrats à terme sur le Brent LCOc1. Ce qui fait finalement un rebond de 4,1 % à 32,77 dollars. Aussi, les contrats à terme du baril du brut léger WTI ont gagné 1,01 dollar par baril. Soit 23,77 dollars avec 4,4 % de gain. Ces valeurs ont suscité très rapidement des commentaires sur l’accord trouvé.

Le vice-président d’IHS Markit, Daniel Yergen, a affirmé que cet accord empêche plusieurs secteurs d’activité de plonger complètement. Une crise profonde serait inévitable dans le secteur pétrolier économique et national. Et ce sera également le cas dans de nombreux autres secteurs industriels. Une autre conséquence est qu’après la crise, la pression sera moins pesante sur les cours. C’est dire que l’accord restreint aussi la constitution des réserves de pétrole selon le vice-président.

 

Les géants producteurs se montrent sensibles

Certains pays prévoient procéder à plus de réduction de leur production. Ils pourraient diminuer plus que les prévisions de l’accord. Parmi eux figure le Koweït, les Émirats arabes unis, mais aussi l’Arabie saoudite. C’est là l’opinion du ministre saoudien du secteur énergétique. Il poursuit et estime que l’offre pétrolière mondiale de l’OPEP+ baisserait de 12,5 millions de baril par jour. Dans un tweet, le président américain Donald TRUMP ne voit que le sauvetage de milliers d’emplois américains du secteur énergétique.

 

Les impacts de l’accord

Les cours qui s’efforçaient de faire bonne figure sont freinés dans leur élan par les inquiétudes qui perdurent. L’ensemble du marché mondial de combustibles est en chute libre estimée à plus de 30 % à cause de la pandémie du Covid-19. L’accord a également permis d’obtenir une réduction de l’offre de pétrole supérieure à celle de 2008 et ceci quatre fois. C’est un nouveau record de réduction qui se substitue à celui de la crise financière de 2008.

 

L’appel de l’OPEP+

Cependant, d’autres pays producteurs qui n’appartiennent pas à l’OPEP+ ont été invités à procéder à suivre le train de réduction. Le Canada, la Norvège, le Brésil ainsi que les États-Unis sont les plus attendus. Vivement qu’ils répondent favorablement pour la bonne santé du secteur pétrolier.