Post-Brexit : Londres et Bruxelles parviennent à un accord

  •   Le 27/12/2020 à 19h05
  •   DEHOUI Lionel

À la vieille de Noël, l’UE a réussi à conclure un accord avec le Royaume-Uni, après d’éreintantes négociations. Ce contrat de l’après-Brexit porte sur les futures relations commerciales des deux parties. Ainsi, il permet d’échapper aux conséquences d’un « no deal » sur leurs économies, surtout en cette période de fin d’année.

Post-Brexit : Londres et Bruxelles parviennent à un accord

Les dirigeants des deux extrémités saluent l’accord

Boris Johnson, Premier ministre du Royaume-Uni, ainsi que les dirigeants de L’UE ont félicité ledit accord. Par contre, les pêcheurs européens ont plutôt exprimé leur mécontentement et des craintes. Pour eux, ils sont les « grands perdants » dans l’affaire.

Par ailleurs, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne a déclaré que le contrat signé est juste et équilibré. Elle l’a même qualifié de « bon accord ». Aussi, elle a ajouté qu’il est temps pour eux de laisser enfin le Brexit dans le passé et de se concentrer sur l’avenir.

De son côté, Boris Johnson a fait la promesse que la Grande-Bretagne demeurera toujours liée à l’Europe, que ce soit sur les plans culturel, historique, émotionnel, géopolitique ou encore stratégique. Il a aussi précisé que cet accord sera le fondement d’une bonne collaboration entre les parties. Une collaboration stable et couronnée de succès, précise-t-il.

Quant à Angela Merkel, elle reste confiante et a également estimé qu’il s’agit d’un « bon accord ». De son côté, le chef d’État français ajoute que l’unité et la fermeté dont l’UE a fait preuve dans les discussions ont payé.

 

Un contrat qui arrange les deux parties

Après 10 mois de négociations intenses, l’UE et la Grande-Bretagne sont finalement parvenues à un accord sur l’après-Brexit. Aux termes de celui-ci, le Royaume-Uni a toujours la possibilité d’accéder à l’immense marché de l’Union européenne qui compte environ 450 millions de consommateurs. Ceci, sans payer des frais de douanes ou des quotas à Bruxelles.

En revanche, des conditions strictes accompagnent cette ouverture. Ainsi, les sociétés britanniques sont désormais tenues de respecter certaines contraintes. Il s’agit notamment d’un ensemble de règles évolutives en matière de fiscalité, d’environnement et de droit du travail. De plus, des garanties en matière d’aides d’État sont prévues.

Toutefois, en cas de divergences sur ces conditions, un mécanisme est prévu pour permettre aux deux parties de prendre immédiatement des contre-mesures.

 

Au sujet de la pêche dans les eaux britanniques

Le sujet concernant la possibilité des pêcheurs européens à accéder aux eaux britanniques a été l’un des points clés abordés lors des discussions. En effet, ce secteur est d’une importance sociale et politique dans certains États. C’est le cas de la France, du Danemark, des Pays-Bas et de l’Irlande.

Afin de trouver un terrain d’entente sur la question, les parties ont décidé de prévoir une période de transition de 5 ans et demi, jusqu’en juin 2026. Au cours de celle-ci, les pêcheurs européens vont renoncer à 25 % de leurs prises de façon progressive.

Pour l’instant, aucun calendrier fixe n’est disponible pour cette période d’adaptation. Néanmoins, les conditions d’accès aux eaux du Royaume-Uni seront renégociées chaque année.

Cependant, Michel Barnier, qui est un grand négociateur européen, a rassuré les pêcheurs européens. Il a promis que l’Union européenne sera à leurs côtés « pour les accompagner ».