Placement et assurance vie : les erreurs à éviter

Avec plus de 2 milliards d’euros de collecte en avril 2018, l’assurance-vie poursuit l’année en grande forme et reste le placement préféré des Français. Il faut dire que ce produit d’épargne offre de nombreux avantages : valoriser un capital, percevoir des revenus complémentaires faiblement fiscalisés immédiatement et/ou à la retraite, optimiser la transmission du patrimoine… Comme tout contrat d’épargne, l’assurance-vie comporte des risques à connaître. Explications avec notre partenaire en assurance Cieleden.  

Placement et assurance vie : les erreurs à éviter
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Le risque de solvabilité de l’assureur

L’assurance-vie correspond à une enveloppe d’investissement utilisée pour faire croître le capital placé. Un épargnant averti doit avant tout connaître les acteurs qui interviennent sur ce secteur.

Il y a d’abord les sociétés de gestion chargées de l’émission et de la gestion des fonds de placement servant de supports d’investissement.

Ensuite, il y a les assureurs dont le rôle est de mettre à la disposition des épargnants des contrats d’assurance-vie, de référencer les fonds et détenir le capital.

Enfin, les distributeurs se chargent de proposer un contrat à l’épargnant qui souhaite placer son capital pour le faire fructifier. Les distributeurs peuvent être des banques traditionnelles ou des courtiers. Pendant la durée de vie du contrat, un gestionnaire de patrimoine peut également intervenir pour arbitrer le portefeuille de l’épargnant ou lui apporter des conseils.

Quoi qu’il en soit, il est essentiel pour l’assuré de bien se renseigner sur la santé financière de l’établissement choisi. Pour cela, il faut consulter les chiffres communiqués chaque année par ces organismes. Il faut aussi savoir que les assureurs sont tenus de respecter des règles dites prudentielles les contraignant notamment à mettre en adéquation leur niveau de fonds propres avec les risques auxquels ils sont confrontés. Ils doivent aujourd’hui justifier d’un capital minimum appelé marge de solvabilité destiné à garantir leurs engagements à l’égard des assurés, conformément à la directive Solvabilité 2.

 

La protection du capital investi

Un deuxième risque mérite une attention particulière, il s’agit de la perte en capital sur le contrat de l’assuré. Si le risque de perte en capital est quasiment inexistant sur un support de type fonds, la garantie de ces fonds dépend du risque de solvabilité l’opérateur. Pour vous assurer de la protection du capital investi, il est vivement recommandé de s’adresser à un professionnel expérimenté qui pourra vous accompagner dans la mise en place d’une allocation de vos actifs selon vos objectifs. Il existe également des supports offrant des garanties en capital partielles ou totales comme les fonds structurés.

 

La baisse de la rémunération des fonds Euros

Depuis plusieurs années, le rendement des fonds en euros ne cesse de baisser. Ils pourraient atteindre un plancher à la baisse de 1,3 % fin 2018. Pour les investisseurs, il peut être judicieux de s’orienter vers un fonds en euros « nouvelle génération ». Cette nouvelle catégorie de fonds alliant sécurité et performance assure aux investisseurs une protection totale de leur capital financier et vise une performance de 4 % par an.

 

Les frais d’entrée et frais de gestion

Après avoir pris connaissance des conditions générales des contrats qui s’offrent à vous, vous aurez le réflexe de comparer les frais d’entrée proposés. Attention cependant à ne pas rechercher les frais à taux zéro à tout prix. Effectivement, les frais d’entrée varient habituellement de 0 à 5 % selon les contrats. Ils comprennent la part incompressible revenant à l’assureur ainsi que le coût de l’accompagnement dans cette opération de souscription. Les frais d’entrée doivent donc être en adéquation avec votre niveau de besoin d’accompagnement.

Le même raisonnement s’applique aux frais de gestion. Ceux-ci sont généralement compris entre 0,4 et 2 % selon le support souscrit. Ils correspondent à la rémunération des intermédiaires chargés de gérer votre capital. L’erreur la plus fréquente consiste à privilégier les fonds dont les frais de gestion sont les plus faibles sans s’attacher à leur pertinence.

Ainsi, l’assurance-vie reste toujours aussi intéressante. Toutefois, ces contrats ne sont pas sans risque. Il devient de plus en plus utile de s’informer plus en détails pour éviter les pièges contre-productifs.