Quelles perspectives pour les titres Hermès, Kering et LVMH ?

  •   Le 26/06/2020 à 14h37
  •   DEHOUI Lionel

La crise sanitaire du coronavirus n’a pas été tendre envers les valeurs françaises du luxe. Alors que le début de l’année s’annonçait prometteur pour le secteur, les attentes se sont nettement dégradées avec l’arrivée de la pandémie.

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Quelles perspectives pour les titres Hermès, Kering et LVMH ?
Droit image : Doron Levy - Flickr

2020, une année horrible pour le secteur

La mise à l’arrêt de la chine et l’arrivée de la crise sanitaire en Europe et aux États-Unis ont affecté les groupes français.

Selon le cabinet de conseil Bain & Company, le marché du luxe a reculé de 25 % au premier trimestre. L’absence des touristes chinois pendant le mois de février a eu un impact important sur la filière.

La menace d’une seconde vague du coronavirus entraînerait une nouvelle fermeture des boutiques de luxe. Elle pourrait aussi entraîner une forte baisse des ventes sur la seconde partie de l’année.

John Plassard, un spécialiste en investissement chez Mirabaud, estime que les niveaux de 2019 des groupes français ne pourraient être retrouvés qu’en 2022.

 

La résistance des valorisations des grands groupes

Malgré la situation instable, les valeurs des grands groupes en bourse se sont maintenues à des niveaux élevés. Hermès l’a si bien prouvé en atteignant son plus haut historique le 5 juin, à 788,20 euros l’action. Quant à LVMH et Kering, ils ont déjà effacé les pertes de la crise.

Au premier trimestre, Hermès a réalisé un chiffre d’affaires de 1,51 milliard d’euros, en baisse de 7,7 % à taux de change constants. Le segment maroquinerie-sellerie n’a reculé que de 6 % sur cette période.

Le géant du luxe LVMH, quant à lui, présente une performance commerciale moins mauvaise qu’attendu au premier trimestre. La société réalise un chiffre d’affaires de 10,6 milliards d’euros, soit un recul de 15 %. Grâce à la branche mode et maroquinerie, le titre du groupe a pratiquement effacé ses pertes depuis mi-mars et n’a perdu qu’environ 8 % depuis le mois de janvier.

Sur la même période, Kering présente une baisse quasi similaire de 15,4 % de son chiffre d’affaires. Il affiche un retrait plus marqué pour Gucci, dont le chiffre d’affaires a chuté de 22,4 % en données publiées.

 

Ce qu’en pensent les analystes

Les analystes se sont prononcés sur les titres de Hermès, Kering et LVMH. D’après Crédit Suisse, le groupe s’attend certes à une rechute de ses activités, mais il est confiant en ce qui concerne la progression de son chiffre d’affaires à moyen terme. Le broker a confirmé son conseil neutre par une réduction de son objectif de cours à 660 euros contre 670 euros après les ventes du premier trimestre. De son côté, Oddo BHF a abaissé sa recommandation sur le titre.

En ce qui concerne le titre Kering, l’analyste JP Morgan a relevé son objectif de cours de 525 à 610 euros, en maintenant sa recommandation d’achat. Quant à Oddo BHF, il est passé «d’achat» à «neutre» avec un objectif de cours réduit de 460 euros à 431.

Pour l'action LVMH, Crédit Suisse a relevé ce mardi 23 juin son objectif de cours de 360 à 420 euros. Jefferies a renouvelé sa recommandation « conserver » à son niveau, avec un objectif de cours à 12 mois rehaussé de 6 %, à 380 euros.