Suppression de 1 233 postes par Nokia en France

  •   Le 23/06/2020 à 12h10
  •   HARMANT Adeline

L’annonce de Nokia qui compte supprimer 1 233 postes en France soit un tiers des effectifs d’Alcatel Lucent ce lundi concerne des postes dans la recherche et le développement ainsi que les fonctions centrales des sites de Paris et de Lannion.

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Ces suppressions entrent dans le cadre du programme d’économies lancé par le groupe :

Le groupe informe que cette décision de réduire ses effectifs entre dans le cadre d’un programme mondial datant d’octobre 2018 et déjà appliqué dans d’autres pays et dans le but d’atteindre un niveau de rentabilité durable et d’améliorer la productivité sur un marché de plus en plus concurrencé avec une pression sur les prix importante.

Rappelons que Nokia France emploie plus de 5 138 personnes dont 3 640 dans sa filiale Alcatel Lucent qui a été rachetée en 2015 dans le cadre d’une opération en actions qui a valorisé le groupe français de 15.6 milliards d’euros. Mais cette opération faisait déjà l’objet de l’attention du gouvernement.

A cette époque, Nokia s’était notamment engagé à préserver les emplois en France pendant une durée de deux ans et à y développer les équipes de R&D pour faire de la France une référence au sein du groupe pour les nouvelles générations de télécommunications mobiles et la 5G. Il s’est, depuis, libéré de cet engagement.

 

Les explications apportées par Nokia France :

Ce lundi, le président de Nokia France s’est exprimé et a notamment indiqué : « La France restera un pôle de R&D déterminant au sein de Nokia, principalement autour du développement des technologies 5G et de la transmission par faisceaux hertziens, ainsi que dans la recherche avancée avec Bell Labs, dont l’Internet des objets et la nouvelle génération de solutions de transport. […] Nous comptons également continuer à jouer un rôle actif dans l’écosystème numérique français. »

De son côté, l’intersyndicale CFDT, CFE-CGC, CGT et CFTC d’Alcatel Lucent est prête à en découdre pour sauver ces emplois. Cette intersyndicale a notamment prévu d’organiser deux manifestations sur les deux sites de Paris et Lannion à des dates qui n’ont pas encore été fixées à ce jour. Mais Pascal Guihéneuf de la CFDT a notamment promis de la bataille. Aujourd’hui doit également se tenir un rendez-vous entre cette intersyndicale et Bercy et les syndicats attendent beaucoup de celui-ci, menaçant de leur colère l’absence de solutions viables.

Frédéric Aussedat de la CFE-CGC a également précisé que 83% des suppressions de postes concernaient la recherche et le développement soit une proportion de 95% sur le site de Lannion et 77% à Paris. Or, celui-ci rappelle que l’avenir de ces sites reposait sur la 5G et la cybersécurité et que les licenciements vont intervenir en plein lancement de la 5G. Il précise que les promesses d’avenir qui avaient été faites sont en train de se volatiliser. Il attend également des actes de la part de Bercy suite à la réunion de ce jour qu’il faudra donc suivre avec attention.