Matières premières : le cuivre recule, l’or semble instable

  •   Le 27/12/2020 à 19h44
  •   DEHOUI Lionel

Le cuivre et l’or connaissent quelques perturbations en cette période de fin d’année. Les matières premières n’affichent pas une tendance claire en général, et les deux métaux ne sont pas épargnés. Alors que l’or erre, le cuivre a plutôt viré dans le rouge.

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Matières premières : le cuivre recule, l’or semble instable

Repli du cuivre

La semaine dernière, le cuivre avait atteint un nouveau sommet. Mais, ce jeudi, son prix a considérablement chuté avant la clôture. D’après un analyste de CMC Markets, les matières premières industrielles ont eu une semaine difficile. C’est notamment le cas du cuivre, dont la demande aurait été impactée par la crise sanitaire, souligne-t-il.

En effet, l’apparition d’une nouvelle souche de Covid-19 continue de semer de la panique au sein des investisseurs. Il s’agit d’une variante du virus qui s’avère plus contagieuse que la précédente. Celle-ci s’est propagée au Royaume-Uni. Ainsi, les investisseurs craignent une nouvelle crise pandémique et ses effets sur l’économie.

En guise d’information, il convient de noter que le cuivre est une matière qui est utilisée dans les circuits électriques des véhicules, infrastructures ou appareils électroménagers. Ainsi, plus le monde se développe, plus sa demande augmente. Ce jeudi, la tonne s’échangeait à 7.786,50 dollars vers 14 h 25 GMT.

 

L’or reste stable

La semaine de négociations qui vient de s’achever a été bien mouvementée pour l’or. D’abord, le métal jaune a connu une forte hausse ce lundi, il a ensuite baissé en cours de semaine, avant de retrouver son niveau de fermeture de la semaine écoulée.

Autrement dit, l’or s’échangeait à 1.881,35 dollars à la clôture du vendredi 18 décembre. En revanche, ce jeudi, son prix tournait encore autour des 1.870,50 dollars à la clôture. Selon Edward Moya, analyste chez Oanda, tant que les investisseurs n’auront pas une vision claire de la situation au niveau du plan de relance américain, les prix ne sont pas susceptibles de bouger.

En réalité, il est vrai que les élus américains ont finalement trouvé un terrain d’entente sur un plan de soutien à l’économie de 900 milliards de dollars. Cependant, le président actuel des États-Unis, Donald Trump, s’y est opposé et refuse de le signer.

 

Le sucre sauve la mise

Au cours de cette semaine, le prix du sucre a progressé. En réalité, la canne à sucre est utilisée non seulement pour la production du sucre, mais aussi pour être transformée en éthanol. Elle pousse au Brésil et fait du pays son premier producteur.

Par ailleurs, lorsque la demande du pétrole chute, celle d’éthanol recule aussi. En ce moment, les raffineries produisent du sucre en attendant que le marché d’éthanol soit de nouveau favorable. Cela a d’ailleurs été le cas depuis le début de la pandémie du Covid-19.

En revanche, lorsque l’offre est forte, la demande l’est également. D’après les chiffres publiés par les douanes chinoises, la Chine a importé deux fois plus de sucre en novembre qu’en octobre.

Du côté de Londres, la tonne de SUCRE BLANC (pour livraison mars 2021), coûtait 408,60 dollars le vendredi 18 décembre, contre 398,30 dollars le vendredi qui a précédé. À New York, le prix du sucre a aussi augmenté sur la même période.