Marchés européens : début de semaine difficile

  •   Le 05/05/2020 à 11h35
  •   DEHOUI Lionel

Dans cette atmosphère de crise aigüe, les semaines se suivent, mais les actualités ne se ressemblent pas, pour cause, le Covid-19. Il est vrai que la semaine dernière a été riche en information. Mais, celle qui débute aujourd’hui part sur une mauvaise note. Autrement dit, la présente semaine est en difficulté dès le premier jour. Les Bourses d’Europe commencent du mauvais pied. Voici ce qu’il en est.

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Marchés européens : début de semaine difficile
Droit image : Rock Cohen - Flickr

Les Bourses européennes

Les Bourses sont en plongeon spectaculaire en ce début de semaine. Il faut remarquer que leurs différentes valeurs sont enregistrées au rythme de l’indice PMI final IHS Markit. Celui-ci est en rapport avec la zone euro et chute gravement en allant de 44,5 en mars à 33,4 en avril. C’est son plus bas niveau depuis juin 1997 (mois de lancement de l’enquête). Il dépasse son record pendant la crise financière de 2009.

Cette valeur témoigne de la détérioration importante de la conjoncture à l’entame du deuxième trimestre. Pour le chief business economist d’IHS Markit, Chris Williamson, les informations PMI prédestinent à une baisse trimestrielle. Elle est estimée à 10 % et concerne l’activité industrielle. Selon Chris Williamson, la reprise du domaine manufacturier pourrait être lente en défaveur des espoirs. Pour en revenir aux différentes Bourses européennes, (Paris, Francfort et Londres) ont respectivement débuté à -4,1 %, -3,4 % et -0,3 %.

Information : Il faut dire que les opérateurs devront prendre une nouvelle fois connaissance des indices PMI composites dans les prochains jours. Ils se concentreront également sur la production industrielle de mars dans l’Hexagone et en Allemagne. Mais le rapport d’avril sur l’emploi devra les intéresser du côté des États-Unis.

 

Les attentes au cours des jours prochains

Avec les différentes valeurs enregistrées pour ce début de semaine, il est clair que l’ensemble de la semaine est menacé. Les investisseurs, les actionnaires comme les gouvernements se focaliseront sur la saison des résultats. Celle-ci se poursuivra à coup sûr tout au long de la semaine. Leur regard est tourné vers les entreprises comme ArcelorMittal, AB InBev, BNP Paribas, Fiat Chrysler ou Siemens en Europe. Aux États-Unis, DuPont de Nemours, ViacomCBS ou Walt Disney seront attendus.

 

Ryanair chute

Il est évident que ces différentes entreprises sont appelées à donner des informations au cours de la semaine. Si leurs valeurs sortent plus tard, d’autres sont déjà connus en ce début de semaine qui démarre avec difficulté. Le résultat du groupe Ryanair (-2,2 %) n’est qu’un exemple parmi tant d’autres à Londres.

En plus, la compagnie à bas coût Ryanair a dévoilé son ambition de faire 3000 licenciements dans le rang de ses salariés. Elle précise aussi que cette vague de licenciement concerne son personnel de cabine ainsi que ses pilotes. C’est bien là une mesure trouvée par le groupe Ryanair pour faire face à la crise du Covid-19 qui est sans précédent.

Information : La liste des chutes se prolonge avec l’entreprise UBS Group qui recule de 4,4 % à la bourse de Zurich. Avant d’aborder le cas de Berenberg, rappelons qu’il a dégradé sa recommandation d’achat à conserver. Son objectif de cours étant rehaussé et allant de 10,5 à 11 francs suisses. Berenberg propose ainsi aux investisseurs de marquer une pause afin de respirer un bon coup.