Le géant du luxe, Kering Gucci, risque d’observer une rechute de ses actions

  •   Le 11/06/2020 à 13h52
  •   DEHOUI Lionel

La rotation sectorielle présentement en cours à la Bourse de Paris n’arrange pas l’action Kering. Les actionnaires pourraient procéder aux prises de bénéfices, ceci en raison de la cherté des actions, puis de la dégradation des perspectives pour le secteur luxueux.

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Le géant du luxe, Kering Gucci, risque d’observer une rechute de ses actions

Le secteur du luxe, victime de son propre succès

Le secteur qui a marqué plus de points au sein du CAC 40 ces 10 dernières années est sans doute celui du luxe. D’après Christophe Machinot, LVMH, L’Oréal, Kering et Hermès sont dorénavant comptés parmi les importantes capitalisations du CAC 40. L’analyste souligne également que la capitalisation de Kering s’est multipliée par 4 ces 5 dernières années, puis par 20 depuis 2009.

Cependant, Mirabaud Securities affirme que le secteur du luxe n’a pas été à l’abri des conséquences liées au coronavirus. Pour lui, c’est un domaine qui a été affecté par la baisse de la croissance chinoise, au même titre que le secteur des services (la restauration, l’hôtellerie, l’aéronautique). Une baisse de croissance largement justifiée par les protestations à Hong-kong, ainsi que les tensions existantes entre la Chine et les États-Unis.

Toutefois, même si les analystes considèrent l’année 2020 comme une année horrible pour le marché du luxe, il existe des points positifs qu’on peut évoquer. Il s’agit notamment de certaines valeurs ayant atteint un sommet historique. C’est le cas de Hermès qui est déjà valorisé à plus de 80 milliards d’euros en Bourse, et de ses concurrents, Kering et LVMH, qui ont pu nettoyer une partie non négligeable des pertes accumulées entre février et mars.

 

Ce que dit l’analyse technique

En interprétant la moyenne mobile à 200 semaines de Kering, l’analyste Christophe Machinot a commenté la hausse spectaculaire observée par le titre. Selon lui, la croissance régulière de cette moyenne mobile (entre 2015 et 2020) a affecté la tendance long terme en cours. Il relève que la pandémie du coronavirus à elle seule a suffi pour que l’action passe pour la première fois sous ladite moyenne mobile en 5 ans pour se rapprocher des plus bas de 2018 à 348,5 €.

Poursuivant son analyse, Christophe Machinot met en garde. Il lance l’alerte en soulignant que la tendance haussière pourrait être mise en cause si les cours franchissaient une seconde fois la moyenne mobile et cela sur du long terme. De plus, le titre a stoppé sa hausse la semaine dernière sous 540 €. Ce prix est en dessous des niveaux de sommets de 2019 et de 2018. Il s’agit d’une forte zone de résistance qui nécessite d’être franchie pour ne plus envisager un retournement à la baisse.

 

Conséquences de la cherté de l’action Kering

La première conséquence qui plane sur l’action Kering est la prise des bénéfices. Vu que la rotation sectorielle qui est en cours ne lui est pas favorable, le géant du luxe peut connaître une rechute brutale de ses actions. En effet, cette rotation s’observe depuis quelques semaines en faveur des valeurs bancaires ou pétrolières. Une situation qui dessert le magnat du secteur du luxe, Kering Gucci.