Chute historique du PIB de la zone Euro : La BCE ne rassure pas les marchés

  •   Le 01/05/2020 à 20h58
  •   DEHOUI Lionel

Les bourses européennes ont fini la moitié de la séance avec une chute malgré la vigilance tout au long de la matinée du jeudi. En effet, la situation macro-économique des pays européens n’était pas du tout satisfaisante en raison de la crise sanitaire du coronavirus. De plus, la BCE (Banque centrale européenne) au cours de sa séance de politique monétaire jeudi est restée sans modifier ses achats d’obligations à la hausse. Cette situation vient compliquer davantage les difficultés des bourses européennes. Ainsi, l’indice de Paris, le CAC 40 termine sur une baisse de 2,12 % à 4 572,18 points. Néanmoins, l’indice reste sur une progression de 4,4 % durant le mois d’avril et de 4,1 % par semaine. Sur le marché européen jeudi, l’EuroStoxx50 a baissé de 2,40 % à 2924,08 points. Le même constat est fait à la bourse de New York où le Nasdaq perd 0,15 % ainsi que le Dow Jones qui recule de 0,99 % durant la journée.

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Chute historique du PIB de la zone Euro : La BCE ne rassure pas les marchés
Droit image : Rock Cohen - Flickr

Le refinancement de la BCE

La banque centrale européenne à préférer garder intact son taux de refinancement de 0 % jeudi à l’entame de l’après-midi. Il en est de même pour son taux de prêt marginal fixé à -0,5 %. Elle fait part de ses opérations de refinancement à long terme d’urgence pandémique (PELTRO) destinées aux institutions financières. De même, la BCE permet un allègement des conditions des opérations ciblées de refinancement à long terme (TLTRO).

 

La déclaration de la présidente de BCE

Par ailleurs, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a animé un point de presse jeudi. Au cours de cette séance, quelques informations ont été portées à la connaissance du public. La présidente de la BCE informe qu’il est possible d’étendre le programme d’achats d’urgence de la pandémie du coronavirus jusqu’à l’année prochaine. Et ceci n’est possible qu’en suivant l’évolution de la crise sanitaire du Covid-19.

De plus, selon les dernières prévisions de la BCE, la zone monétaire euro doit s’attendre à une baisse de son Produit intérieur brut (PIB). Cette baisse du PIB est estimée de 5 % à 12 % pour 2020. Il faut préciser que sur les trois premiers mois de l’année, la zone a connu une baisse de 3,8 % de son PIB.

 

Quelques effets de la crise aux États-Unis

L’impact de la crise sanitaire notamment le confinement et le chômage ont occasionné une baisse des rémunérations et des consommations en Amérique. De plus, le nombre de chômeurs enregistrés par semaine devient de plus en plus élevé et est estimé à 3,8 millions.

 

La chute des valeurs

La situation a été très compliquée pour les valeurs financières à suivre sur les différents marchés boursiers au cours de la journée du jeudi. La Société Générale termine dernière avec un recul de 8,62 % sur l’indice CAC 40. Ce recul est intervenu suite à la publication d’une perte de la société au titre du premier trimestre 2020. De même, la société française Amundi a aussi régressé de 6,05 % après une baisse de 3,2 millions d’euros.

BNP Paribas et Crédit Agricole ont respectivement chuté de 6,60 % et de 5,99 % sur le marché. Après la publication des résultats des trois premiers mois, les entreprises comme Suez, Orange, Safran, ont enregistré des pertes sur le marché. Suez obtient -2,55 %, Orange recule de -058 % et Safran prend -3,53 %.