L’Europe finit en baisse, les déceptions s’accumulent

  •   Le 25/04/2020 à 20h32
  •   DEHOUI Lionel

La présente semaine qui s’achève fut très surprenante au niveau des différentes Bourses à l’échelle mondiale. Mais celles européennes ont terminé la semaine en baisse. Cette fin de semaine ténébreuse est en partie due aux doutes qui planent sur l’efficacité d’un éventuel remède contre le coronavirus. En plus, le désaccord entre les pays de l’UE sur l’adoption d’un plan de relance de l’économie explique ces chiffres décevants. Pour mieux comprendre, il suffit d’observer les différents indices. Ce vendredi, le CAC 40 a régressé de 1,3 % à 4.393,32 points au niveau de la Bourse de Paris alors qu’à Francfort, le Dax a perdu 1,69 %. Leur voisin britannique, le Footsie a carrément lâché 1,28 % pendant que le Stoxx 600 reculait de 1,1 %. De même, l’indice EuroStoxx a régressé de 1,52 % et suivi par la baisse de 1,07 % de l’indice FTSEeurofirst 300. Le point sur l’ensemble de la semaine donne le CAC 40 perdant (-2,3 %). Remarque : Tout comme le CAC 40 qui baisse au bilan hebdomadaire, l’indice Stoxx 600 a perdu 1,2 % sur l’ensemble de la semaine qui s’achève. La raison qui explique la baisse de ces deux indices est un fait inédit et historique. En effet, pour la première fois, le prix du contrat à terme du pétrole brut léger des États-Unis est passé au rouge le lundi soir.

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L’Europe finit en baisse, les déceptions s’accumulent
Droit image : Rock Cohen - Flickr

L’UE toujours en désaccord

L’on pensait que tout était clôturé au sein de l’UE depuis le jeudi où ses membres se sont mis d’accord pour mobiliser 1.000 milliards d’euros. Selon les chefs d’États et de gouvernement, cette somme devra servir de fonds d’urgence pour faire face aux effets économiques de la pandémie actuelle. Toutefois, ils restent en désaccord sur les modalités de financement dudit plan de relance. Les discussions se poursuivront à l’été, même si les analystes commentent déjà.

Par exemple, le responsable de l’analyse macroéconomique de Saxo Bank, Christopher Dembik, constate que l’Europe est largement en retard. Il parle en considérant l’ampleur des chiffres et la vitesse de réaction qu’il compare à ceux des États-Unis. Là-bas, le Congrès américain a rapidement procédé à l’adoption d’un tout nouveau plan de soutien. Cependant, dès la publication officielle du plan européen, il faudra faire attention à son montant réel et à son mécanisme de fonctionnement selon l’analyste.

Remarque : Christopher Dembik n’a pas manqué de mettre l’accent sur ce dernier point. Car, selon lui, l’Union européenne procède souvent à des redirections de dépenses déjà prévues. La surveillance du plan est donc indispensable.

 

L’effet des doutes sur le COVID-19

Les doutes dont il est question ici concernent les informations communiquées sur le traitement du Covid-19 proposé par le groupe Gilead Sciences. Les doutes ont provoqué la déception sur les marchés financiers. En effet, même si le laboratoire américain refuse de l’admettre, un essai clinique sur l’antiviral en Chine n’est pas convaincant selon le Financial Times. Dès le lendemain, les indices PMI se retrouvent historiquement au plus bas record avec l’effondrement des affaires en Allemagne (avril).

En effet, l’économie allemande se contractera de 6 % en 2020 (soit son plus bas niveau depuis 1945). Par ailleurs, le secteur du transport aérien européen recule de 3,44 % ensemble avec celui des banques (-2,86 %). La preuve est que BNP Paribas a ramené ses prévisions qui étaient stables à des niveaux négatifs en cédant 3,06 % à la Bourse de Paris. Aussi, à Francfort, Commerzbank a perdu 4,05 % suite à la dégradation de sa note BBB+.

Remarque : Sanofi a pris 2,31 % suite à la confirmation de ses objectifs 2020. Nestlé a gagné 1,78 % grâce à la croissance de son chiffre d’affaires trimestriel sur près de 5 ans. En outre, le groupe Société Générale a lâché 4,88 %, Deutsche Bank 6,76 % et la société allemande Lufthansa 8,02 %.