L’espoir sur le plan de la relance aux USA fait remonter les actions

  •   Le 06/12/2020 à 13h07
  •   DEHOUI Lionel

Ce mercredi, les principaux marchés européens ont terminé en ordre dispersé. Pendant ce temps, Wall Street a profité de l’optimisme des investisseurs sur un plan de relance pour combler ses pertes. Un regain d’espoir qui a pris le dessus sur les craintes liées au Brexit et les décevantes données d’un indicateur économique.

L’espoir sur le plan de la relance aux USA fait remonter les actions

Les indices européens terminent en ordre dispersé

L’indice vedette de la Bourse de Paris (le CAC 40) a terminé avec une légère hausse de 0,03 % à 5.583,01 points. Il a passé presque toute la séance dans le rouge et a atteint un plus bas de 0,57 %. Du côté de Londres, le FTSE 100 a progressé de 1,23 %, et le Dax a limité sa baisse à 0,52 % du côté de Francfort.

Les indices EuroStoxx 50 et FTSEurofirst 300 ont respectivement reculé de 0,11 % et 0,04 %. Quant au Stoxx 600, il a cédé 0,05 %. Pendant que les marchés européens clôturaient, Wall Street essayait de garder l’équilibre après avoir chuté jusqu’à 1 % dans la journée.

Aux dernières nouvelles, le président des États-Unis, Donald Trump va signer le projet de loi de soutien à l’économie proposé par Mitch McConnell. Cependant, il faudra d’abord que le texte soit adopté par le Congrès, précise Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor.

 

L’augmentation du taux de chômage aux États-Unis

Les progrès annoncés sur le dossier du plan de relance ont beaucoup plus impacté le marché. Après avoir été bloquée pendant des semaines, l’évolution autour du dossier a permis de couvrir les mauvais chiffres issus de l’enquête mensuelle ADP sur l’emploi privé aux États-Unis. Cette enquête révèle que seulement 307.000 nouveaux postes ont été créés sur les 410.000 attendus.

À la suite de ces éléments, Wall Street a également réagi au feu vert donné par le Royaume-Uni au vaccin développé par Pfizer et BioNTech contre le COVID-19. C’est d’ailleurs le premier État à avoir autorisé un vaccin dans le monde.

Par contre, au sujet de l’évolution des négociations sur l’après-Brexit, les investisseurs restent inquiets.

 

Du côté des valeurs

En Europe, ce sont les secteurs qui ont la possibilité de profiter du plan de relance américain qui ont connu les plus fortes progressions. Ainsi, le Stoxx des matières premières a évolué de 1,61 %, suivi par les banques avec 1,33 % de progrès, puis le pétrole et le gaz qui ont aussi gagné 1,24 %.

À la bourse parisienne, les recettes des produits d’Airbus (facturés en dollar) ont augmenté juste après la baisse de ce dernier ($). Le titre Airbus a alors progressé de 2,15 %, soit la plus grande hausse du CAC 40.

Cependant, le secteur de la chimie a chuté de 1,07 %, suivi par celui de la distribution qui perd 0,89 %. Par ailleurs, dans la zone euro, les prix à la production du mois d’octobre ont progressé plus que prévu (+0,4 %). Le taux de chômage a baissé de 8,5 % à 8,4 % de septembre à octobre.

En outre, le dollar a chuté à son plus bas niveau depuis mi-2017 face à plusieurs devises. Cette faiblesse du billet vert a notamment été déclenchée par les anticipations concernant la relance aux États-Unis.