Google et l’Autorité de la concurrence signent un accord

  •   Le 10/06/2021 à 13h22
  •   DEHOUI Lionel

Il a été annoncé ce lundi que la filiale d’Alphabet « Google GOOGL.O » est désormais d’accord pour modifier certaines de ses activités de publicité en ligne. Ceci, dans le cadre d’un accord sans précédent conclu avec l’Autorité française de la concurrence.

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Google et l’Autorité de la concurrence signent un accord
Droit image : Flickr

Google écope une forte sanction

Le régulateur français a infligé une amende de 220 millions d’euros à la société californienne de Mountain View. Pour celui-ci, Google aurait abusé de sa position dominante sur le marché des serveurs publicitaires. Un accent est surtout mis sur les serveurs comme les éditeurs de sites Web et d’applications mobiles.

L’enquête de l’Autorité de la concurrence a été menée après le dépôt d’une plainte par News Corp. NWSA.O, Le Figaro (retiré de la recommandation en novembre 2020) et le groupe de presse belge Rossel. Les investigations portaient principalement sur les outils que Google fournit aux éditeurs en ligne pour vendre et gérer la publicité.

L’Autorité a en effet relevé des irrégularités dans le fonctionnement du serveur publicitaire DFP, ainsi qu’au niveau de la plateforme de vente « SSP AdX » de Google. Ce dernier aurait accordé un traitement préférentiel à sa technologie propriétaire fournie sous la marque Google Ad Manager. Un comportement qui nuit malheureusement aux intérêts de ses concurrents et éditeurs.

 

Une sanction méritée

Dans son communiqué, l’autorité a qualifié les actes de Google de « graves ». Elle a aussi souligné que le géant du numérique n’a pas contesté les faits de ses accusations présumées. L’entreprise américaine a aussi accepté de modifier certains de ses services de publicité en ligne.

Elle aurait établi une série d’engagements pour faciliter l’utilisation des données par les éditeurs. Le groupe souhaite aussi combiner ses outils avec d’autres technologies publicitaires dorénavant. Quant au ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, il a félicité de la décision de l’Autorité de la concurrence qui, selon lui, va permettre d’appliquer les règles françaises de la concurrence aux géants du numérique opérant en France.

De plus, l’approche de Google pour promouvoir sa propre technologie publicitaire était une barrière pour les entreprises de presse. Une situation sans doute déconcertante, lorsqu’on sait que leur modèle économique repose fortement sur les revenus publicitaires.

 

La France veut offrir une égalité de chance à tous les acteurs du numérique

La position de l’Autorité de la concurrence française consiste à redonner un nouvel équilibre au marché de la publicité en ligne. Ceci, au profit des éditeurs qui étaient dominants dans ce domaine avant l’arrivée de Google et Facebook.

Le régulateur français a expliqué que sa décision permet aux éditeurs qui se sentaient désavantagés de demander une indemnisation à Google. Par ailleurs, plusieurs personnes dans le monde ont exprimé leur mécontentement face aux pratiques publicitaires adoptées par les géants du numérique.

Pour la présidente de l’Autorité de la concurrence, Isabel de Silva, la décision de sanctionner Google revêt une importance particulière, car il s’agit de la première décision au monde de ce genre. Elle a aussi ajouté que dans le cadre de l’accord, les amendes infligées à Google ont été réduites, mais elle n’a pas fourni plus de détails.