Coronavirus : Que faut-il vraiment attendre des vaccins Moderna et Pfizer ?

  •   Le 07/12/2020 à 14h43
  •   HARMANT Adeline

Les vaccins développés par Moderna et Pfizer dans le cadre de la pandémie de Covid-19 sont actuellement examinés par l’Agence Européenne des médicaments dans le but d’être autorisés d’ici la fin du mois de décembre ou pour le tout début de l’année 2021. Mais que valent vraiment ces vaccins qui utilisent la technologie de l’ARN Messager encore inconnue jusque-là ?

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Coronavirus : Que faut-il vraiment attendre des vaccins Moderna et Pfizer ?

Une décision attendue dans les semaines à venir :

L’agence européenne des médicaments doit se prononcer avant le 29 décembre en ce qui concerne la première demande d’autorisation du vaccin BNT162b2 qui a été développé par Pfizer er BionTech.  Cependant et malgré l’enthousiasme que cette annonce a provoqué, les autorités sanitaires ont récemment rappelé qu’elles ne disposent pour le moment que des communiqués de presse des industriels et qu’elles attendent donc avec impatience des données plus scientifiques. En ce qui concerne le vaccin de Moderna, c’est le 12 janvier prochain que l’agence européenne prendra sa décision.

Ces deux vaccins pourraient ainsi mettre un terme à la pandémie qui frappe la planète depuis un an et qui a eu des conséquences sanitaires et économiques désastreuses. Mais la technologie utilisée par ces derniers, l’ARN messager n’a jamais encore été utilisée dans le cadre d’un vaccin et soulève donc un certain nombre de questions. Notons ici que l’ARNm est une technologie qui consiste en une copie temporaire d’un code génétique. Elle contient ainsi les instructions pour la production de protéines par les cellules du corps humain comme la protéine Spyke qui permet au virus d’infecter les cellules humaines.  L’objectif de ces deux vaccins est donc de pousser l’organisme à reconnaitre cette protéine dans le but d’être mieux armé contre le virus.

Les autres vaccins en cours de développement utilisent des méthodes plus connues dont le virus inactivé ou les vaccins protéiques.

 

Des vaccins plus simples et plus rapides à produire :

Si les vaccins développés par Moderna et par Pfizer sont actuellement en tête de la course, ce n’est pas sans raison. Ils présentent en effet l’avantage d’être plus simples et plus rapides à produire. La technologie de l’ARN messager a été développée depuis une dizaine d’années dans le cadre de la recherche de solutions contre certaines maladies émergentes.

Comme nous venons de l’évoquer, ce type de vaccin va entrainer la production des protéines nécessaires directement par l’organisme et évite donc d’avoir à les produire en laboratoire. La réponse est donc mieux adaptée à l’urgence de la situation actuelle.

Mais ce n’est pas tout ! En effet, l’utilisation de l’ARN messager a tendance à réduire les éventuels effets secondaires rencontrés. Toutefois, force est de constater que la communauté scientifique manque actuellement cruellement de recul en ce qui concerne certains aspects comme la tolérance. En effet et si l’ARNm réduit les effets indésirables en théorie, il n’y a jamais eu de grandes études menées sur ce type de vaccin. Ce manque de recul concerne également plus particulièrement certains patients souffrant par exemple de cancer ou de maladie auto-immune. En effet, les interférons ou protéines naturelles fabriquées par les cellules de l’organisme, peuvent aggraver les maladies auto-immunes chez l’homme selon certaines hypothèses.