EDF : association du groupe à un nouveau projet nucléaire au Royaume-Uni

  •   Le 02/07/2020 à 13h03
  •   DEHOUI Lionel

Quelques semaines après la réouverture des activités économiques en Europe, les alliances entre entreprises continuent de se former. Il est vrai que les collaborations se remarquent plus dans le secteur de la santé en vue de l’élaboration et de la distribution de divers traitements. Le plus attendu pendant cette crise sanitaire est bien évidemment le vaccin contre le coronavirus. Cependant, il n’était pas question du secteur «santé» ce mardi, mais plutôt celui de l’énergie. En effet, le groupe EDF (Electricité de France) avec quatorze autres entreprises, des sociétés d’ingénierie et des syndicats ont fait une annonce intéressante ce mardi. Ils ont annoncé le lancement d’un projet dont l’objectif central est la production d’énergie propre à Cumbria. Ce projet devra donc prendre forme dans le nord-ouest de la Grande-Bretagne. Le projet est assez simple et consiste en la mise en place d’une centrale nucléaire selon les annonces conjointes des acteurs impliqués.

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Des précisions intéressantes sur la centrale

L’Angleterre a sûrement joué une carte importante afin d’associer toutes ses entreprises autour d’un même idéal. Ce consortium ainsi mis en place propose de réaliser la construction d’une centrale EPR. En ce qui concerne la puissance de cette dernière, elle est de 3,2 gigawatts. C’est donc une centrale similaire à celle de Hinkley Point qui est toujours en cours de construction dans le pays (Angleterre). Des travaux qui sont dirigés par l’électricien français.

Néanmoins, la société française EDF est en coopération avec le groupe chinois CGN pour l’exécution des travaux de construction à Hinkley. Pour revenir au projet de construction annoncé ce mardi, la centrale à construire devrait assurer la fourniture de près de 7 % de l’approvisionnement en électricité. Il est bien sûr question ici de l’approvisionnement en énergie électrique de l’ensemble de la Grande-Bretagne. Ce qui est en droite ligne avec les aspirations des autorités britanniques.

 

Échec de la première tentative de construction

Il est assez capital de rappeler avant tout que l’objectif principal du Royaume-Uni est d’atteindre zéro émission nette. Un projet d’envergure que le pays pense réussir d’ici l’année 2050, soit au cours des trente prochaines années. C’est pourquoi Londres a multiplié les accords dans le domaine.

Il faut dire que le groupe Toshiba Corp avait pu obtenir un accord avec les autorités britanniques pour construire préalablement une centrale nucléaire sur ce même site de Moorside. Peu de temps, ledit projet avait été laissé de côté à cause d’un fait triste, mais décisif dans ce dossier. Il s’agit de la faillite de la filiale nucléaire du groupe japonais : c’est-à-dire la Westinghouse.

 

L’actualité d’EDF en France

En revanche, une autre information fait la Une des journaux ce mardi à propos de la société électrique de France EDF. En effet, dans la nuit du lundi au mardi, celle-ci a déconnecté le réacteur n°2 de Fessenheim en Haut-Rhin du circuit électrique national. Cette centrale représente la plus ancienne centrale nucléaire qui est en exploitation dans le parc français.

Elle est mise en service dans le pays depuis 43 bonnes années. En le déconnectant, EDF a ainsi mis un terme à son exploitation, car la société avait déjà procédé à la déconnexion du réacteur n°1 le 22 février dernier.