Devises et pétrole : décrochement du Franc suisse même si la Livre reste vigoureuse

  •   Le 26/02/2021 à 11h15
  •   DEHOUI Lionel

Ce début de semaine a été marqué par bon nombre de sujets du domaine économique. Tous les acteurs des secteurs ont assisté par exemple à la clôture spectaculaire dans le vert de la Bourse de Paris. Une situation qui n’a pas pu empêcher l’énorme chute du Nasdaq. Mais il est l’heure de s’informer sur les différentes devises.

67% de comptes d’investisseurs de détail perdent de l’argent lors de la négociation de CFD avec ce fournisseur. Vous devez vous assurer que vous pouvez vous permettre de prendre le risque élevé de perdre votre argent. Ceci est une annonce pour trader les CFD avec eToro
Devises et pétrole : décrochement du Franc suisse même si la Livre reste vigoureuse

Variation des devises

Quelques heures seulement après les propos du Président de la Réserve fédérale (Fed) devant le Sénat américain, les cambistes restent moins enthousiasmés. Ils réagissent relativement peu aux déclarations de Jerome Powell. À titre illustratif, le billet vert gagne quelques fractions devant l’Euro, 1,2140 (sensiblement stable). Il fait état d’un repli de 0,3 % devant la Livre Sterling. Cette dernière continue son rallye vers 1,4100/$ en raison de l’option de déconfinement d’ici 4 mois.

Pour sa part, le Franc suisse fait un mouvement spectaculaire et attire toutes les attentions en dévissant de -0,9 % vers 0,9030. Ce qui fait suite à sa chute de 0,90 la veille en intraday. De ce fait, la devise helvétique retrouve ses planchers d’il y a quelques semaines (4 et 5 février).

Parallèlement, le dollar gagne aussi 0,2 % devant le yen qui était déjà dans une tendance de recul avant les propos de Jerome P.

 

Les conditions nécessaires au redressement

Le président de la Réserve fédérale s’exprimait dans le cadre de son témoignage bi-annuel sur la politique monétaire de la Fed. Après cette audition devant le Sénat, il est clair que le redressement économique tant attendu prendra du temps.

Il y aura donc un soutien monétaire jusqu’au T1 de l’année prochaine, sauf en cas de redressement rapide de l’emploi. Dans ces conditions, la vaccination apparaît comme le facteur décisif capable de favoriser un retour à la normale.

Il faut également savoir que l’apport d’un soutien aux ménages américains défavorisés est du ressort de la politique fiscale. Autrement dit, cela dépend exclusivement de la distribution des recettes d’impôts.

 

Confiance du consommateur

D’une manière générale, il est évident que le billet vert (dollar) n’a aucunement été influencé par la publication de la confiance du consommateur américain. Au mois de février, celle-ci a connu une forte amélioration.

En effet, au cours de ce mois de février, l’indice de la confiance du consommateur aux États-Unis s’est établi à 91,3. Par contre, durant le mois de janvier dernier, il s’est affiché à 88,9 ; même s’il était à 89,3 selon une première estimation.

En définitive, il est clair que cet indicateur économique se retrouve au-delà du consensus de 91. Dans le même sillage, la composante du jugement des consommateurs par rapport à leur situation actuelle, a effectué une hausse nette et remarquable. Elle a réalisé un rebond spectaculaire en quittant 85,5 pour s’installer à plus de 92.

En revanche, la composante qui informe sur les anticipations a connu une nette détérioration. Une baisse qui ne peut passer inaperçue dans le contexte économique actuel. De janvier à février, cette valeur passe de 91,2 à 90,8.

 

Les cours pétroliers

Pour finir, il faut noter que les cours du pétrole ont été modestement influencés par API (American Petrolium Institute). Ils réalisent une hausse légère, mais surprenante d’un million de barils pour les stocks de brut américain. Le Brent est échangé à 65,37 dollars le baril alors que le brut léger américain perd 0,39 % à 61,43 dollars.