Jusqu’où les bourses sont-elles sensibles aux épidémies ?

  •   Le 11/02/2020 à 06h41
  •   DEHOUI Lionel

La vitesse de propagation, leur durée de vie, leur degré de dangerosité, ou encore l’efficacité de leur vaccin sont autant de paramètres médicaux qui rythment l’annonce des épidémies. Il suffit qu’il y ait changement de ces paramètres médicaux et l’on assiste automatiquement à une évaluation de leur conséquence au plan économique. Toutes les bases des réactions boursières en sont ébranlées.

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Jusqu’où les bourses sont-elles sensibles aux épidémies ?

L'influence des épidémie sur la bourse

L’actualité boursière d’aujourd’hui se concentre plus sur les épidémies causées par Ebola, SRAS, ZIKA, MERS et surtout Coronavirus (2019-nCov). Pour l’évaluation, la taille des PIB est prise en compte afin de voir dans un futur immédiat les répercussions à l’échelle internationale. À la date du 23 du mois de janvier, le monde a observé une énorme chute qui se traduit par -10,7 % à Shanghai avant de chuter encore plus le 3 février, -4,1 % en Allemagne pour le DAX et le CAC40 sans oublier les -3,8 % du Dow Jones enregistré à la date du 31 janvier.

En effet, les premières conséquences boursières de l’épidémie causée par coronavirus ont été ressenties sur le deuxième PIB mondial (la Chine), car elle pèse 13 600 milliards de dollars après les USA qui sont au sommet avec 20 500 milliards de dollars. Les analystes estiment que la croissance chinoise serait en baisse de 6 ou 5 % en cette nouvelle année 2020. Les pertes avoisineraient donc la fameuse barrière des 150 M$. Ainsi va l’actualité économique chinoise depuis l’avènement de Coronavirus. Mais qu’en est-il des marchés boursiers américains ?

 

L’Amérique tient bon avec d’autres pays du monde

La crise est internationale et les pays qui collaborent avec la Chine en souffrent cruellement. Les pays acheteurs, les pays exportateurs ou les pays intermédiaires dans le commerce des produits finis chinois sont tous impactés. Car ils sont tous en baisse au niveau boursier en raison de leurs PIB relatifs. Avant l’annonce de l’existence d’un antidote, le prix du pétrole a considérablement chuté de façon automatique. Le 03 février, le baril de Brent se retrouve à 54 dollars, soit le prolongement normal de sa chute entreprise depuis le 23 janvier. L’évolution du coronavirus fait de lui le virus le plus contagieux que le SRAS même s’il est moins dangereux. C’est ainsi que les mesures de cantonnement du virus mises en place par la Chine sont les bienvenues.

Par ailleurs, les États-Unis ont une croissance qui tient toujours, les entreprises continuent de faire des profits considérables et les chômeurs ne manquent pas encore d’emploi. La Fed baissera ses taux au besoin. En un mot, l’Amérique a retrouvé son ancien pic boursier tout en restant calme.

En Europe, la France et l’Italie restent inquiètes vis-à-vis de la situation chinoise, car le climat social de la France est plus favorable à des influences venues de la Chine et du Brexit. Tous les regards sont fixés sur la Chine qui a touché son plus bas niveau malgré le soutien indéfectible de la banque centrale. Peu importe les raisons de cette crise, les prix, de même que la croissance seront impactés. C’est la résurrection économique à tous les niveaux à l’échelle mondiale quoique les bourses chinoises resteront sous surveillance.