Bourse de Paris : amplification de correction (-0,99 %)

  •   Le 26/06/2020 à 12h36
  •   DEHOUI Lionel

Ce jeudi matin, la Bourse de Paris augmentait sa correction (-0,99 %) suite à sa forte chute au cours de la séance précédente. Ce qui s’est effectué malgré les doutes sur l’évolution de la situation économique et sanitaire. Il sonnait 07H34 GMT quand l’indice CAC 40 se retrouvait à 4.822,92 points en cédant 48,44 points. Rappelons qu’à la veille, sa chute était de 2,92 %. Selon Vincent Boy (analyste chez IG France), la croissance record de l’effectif des cas d’infection qu’ont connus plusieurs États américains devient inquiétante pour les investisseurs. Cette hausse est d’actualité depuis le début de cette semaine. Elle suscite des doutes particulièrement chez les investisseurs qui misent sur un rebond économique dès le troisième trimestre selon l’analyste. Soulignons que le FMI (Fonds Monétaire International) avait averti mercredi que le redémarrage sera plus lent que prévu.

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Bourse de Paris : amplification de correction (-0,99 %)

Des données économiques et sanitaires

Les affirmations du FMI avaient donc déjà mis en difficulté tout espoir de reprise immédiate. Il avait communiqué des perspectives plus dévastatrices que les attentes. Selon lui, l’économie à l’échelle mondiale reculera de 4,9 % cette année, soit supérieure aux 3 % anticipés au mois d’avril (en pleine période pandémique). Aussi, le PIB des États-Unis devrait connaître un effondrement de 8 % en 2020, ce qui dépasse les estimations de baisse communiquées en avril (5,9 %).

Selon les avertissements de l’OMS ce mercredi, les USA n’ont pas encore connu le pic de la pandémie. Toutefois, le monde franchira le seuil des 10 millions de cas de coronavirus dès la semaine prochaine. Dans sa note, Vincent Boy a également souligné que les relations entre l’UE et les USA se dégradent davantage. L’analyste a doigté les menaces des autorités américaines concernant l’imposition de droits de douane aux produits venus de la zone euro.

Remarque : L’administration des États-Unis a complété sa liste avec une trentaine de nouveaux produits fabriqués en Europe et qui pourraient subir les taxes punitives. Leur importation sur le sol américain monte à plus de 3,1 milliards de dollars. L’analyste affirme que c’est plutôt un moyen de dérober l’attention des investisseurs des réels soucis.

 

Plus de prudence

En ce qui concerne l’évolution de la situation économique, les observateurs se montrent plus prudents malgré des signes positifs remarqués au cours des dernières semaines. C’est pourquoi Vincent Boy affirme que l’évaluation du retour à la croissance ne sera possible qu’à partir de juillet. Il prévient qu’on peut ainsi avoir des données comparables en période de déconfinement.

Par ailleurs, un analyste de chez Aurel BGC s’est également prononcé. Il s’agit de Christian Parisot. Selon ce dernier, il ne doit pas avoir d’illusion autour d’un rebond des commandes de biens durables. Il estime que le doute sur les perspectives de demande devrait favoriser une attitude de prudence accrue de la part des chefs d’entreprise. Ils devront donc se montrer plus prudents dans la gestion de leurs réserves ainsi que des investissements.

 

Les valeurs de ce jeudi

À Paris ce jeudi, Safran et Atos continuaient leur chute avec respectivement -2,74 % (87,24 euros) et -2,51 % (71,58 euros). Le secteur du luxe avec Kering et LVMH perdait respectivement 1,88 %, à 465 euros et 1,67 % à 375 euros. À l’opposé, Unibail-Rodamco-Westfield, Worldline et Renault ont réussi à rester dans le vert. Ils prenaient respectivement 0,12 % à 51,06 euros, 0,14 % à 69,68 euros et 1,05 % à 21,13 euros.