Les craintes de la BCE quant à l’éclatement de la zone euro

  •   Le 27/05/2020 à 12h56
  •   HARMANT Adeline

Selon les propos de la BCE et son rapport semestriel de ce mardi, on doit s’attendre à un risque d’éclatement de la zone euro en raison de l’augmentation de l’endettement public en cette période de crise.

Trader l'Euro Stoxx 50 !
75% de comptes d’investisseurs de détail perdent de l’argent lors de la négociation de CFD avec ce fournisseur. Vous devez vous assurer que vous pouvez vous permettre de prendre le risque élevé de perdre votre argent.
Les craintes de la BCE quant à l’éclatement de la zone euro

La zone euro dans une situation d’endettement de plus en plus inquiétante :

En effet et en conséquence directe de la crise actuelle du Covid-19, l’endettement de la plupart des membres de la zone euro devrait continuer d’augmenter avec une hausse de 7 à 22% en 2020. La dette publique devrait ainsi représenter jusqu’à 103% du PIB en 2020 avec 160% pour la Grèce et pour l’Italie, 120% en Espagne et en France et 80% pour l’Allemagne. Les craintes concernant certains pays surendettés devraient donc resurgir de manière forte et poser problème puisque la règle du pacte de solidarité européen autorise un maximum de 60% pour l’ensemble de la zone euro.

 

Les mesures décidées par la BCE :

Bien entendu, la BCE ne va pas contre les différentes mesures de soutien mises en place en Europe et les encourage même afin de faire face à la crise. Cependant, l’institution précise que les taux d’emprunt souverains doivent rester bas et compte bien s’en assurer.

Rappelons que la BCE est déjà intervenue récemment face à cette crise avec une augmentation de ses rachats de dette publique et un plan d’urgence pour affronter la pandémie avec un volume total de plus de 1000 milliards d’euros pour 2020.

L’organisme redoute également de nouvelles tensions au sujet de la dette de la zone euro et insiste sur ce point de manière à orienter les économies de la zone vers un renforcement de son plan d’urgence. On attend ainsi dès demain certaines décisions stratégiques à la suite de la réunion de son conseil des gouverneurs.

 

Des espoirs et des craintes quant à la gestion de la crise européenne :

La BCE cherche donc avant tout à rassurer les investisseurs car une contraction plus durable de l’économie en zone euro pourrait entrainer une trajectoire insoutenable dans les pays endettés comme elle l’indique dans son rapport.

Si les investisseurs décident que la viabilité de leur dette publique se détériore et souhaitent des intérêts plus élevés, il est évident que cela entrainera des difficultés supplémentaires pour les pays qui ont besoin de se financer sur les marchés.

L’institution de régulation financière espère aussi que la réponse à ce problème pourrait venir également des autorités paneuropéennes. La commission européenne devrait notamment proposer aujourd’hui un plan de relance qui pourrait atteindre 1 000 milliards d’euros dans le but de surmonter la crise provoquée par le coronavirus. Cependant, les négociations s’annoncent difficiles entre les européens qui sont divisés en ce qui concerne le sujet de la solidarité financière. La France et l’Allemagne ont en effet proposé un emprunt européen mutualisé. Il faut maintenant voir si un accord est possible.