BANK OF AMERICA : pénalisée par la faiblesse des taux d’intérêt, ses revenus baissent

  •   Le 21/01/2021 à 09h07
  •   DEHOUI Lionel

Pour le compte du quatrième trimestre 2020, les profits enregistrés par Bank of America ont dépassé les attentes. Cependant, les revenus ont été d’une déception totale. Alors qu’en 2019, la banque américaine avait encaissé un bénéfice de 7 milliards de dollars et 74 cents par action, celui de 2020 a été une catastrophe.

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BANK OF AMERICA : pénalisée par la faiblesse des taux d’intérêt, ses revenus baissent

Plusieurs milliards de bénéfices en moins pour la banque

Le bénéfice net encaissé par Bank of America pour le compte de 2020 est de 5 milliards de dollars. Soit 59 cents par action. Bien que le consensus FactSet s’attendait à 55 cents, l’écart est beaucoup trop grand par rapport à l’année précédente. En réalité, les bénéfices de la banque ont surtout été affectés par la forte baisse des revenus. 

De plus, le produit net bancaire est ressorti en dessous des prévisions du marché (20,58 milliards de dollars), soit une chute de 10 % à 20,1 milliards de dollars. Celui-ci ayant été pénalisé par le recul des revenus net d’intérêt de 16 %, soit 10,3 milliards de dollars.

Par ailleurs, les provisions pour pertes sur créances ont chuté à 53 millions d’euros. Ceci a été occasionné par une reprise de provisions d’environ 828 millions de dollars. Néanmoins, il convient de noter qu’au quatrième trimestre 2019, lesdites provisions avaient atteint 941 millions de dollars.

 

Vers une suppression en masse d’emplois

En effet, les banques d’investissement européennes et américaines avaient pris une pause en ce qui concerne la réduction d’effectifs. Cependant, vu la hausse du coût des impayés, elles vont devoir repenser à ce plan. Celles qui sont les plus concernées sont les banques européennes, dont les effectifs « front office » ont déjà diminué de 5 % au troisième trimestre. Les postes les plus touchés ont été ceux liés aux métiers-actions.

D’ailleurs, Commerzbank pourrait supprimer jusqu’à 10 000 postes dans un avenir proche. En effet, la banque a enregistré des pertes colossales entre janvier et septembre. Allant à 162 millions d’euros, ce vide a été creusé afin de trouver des provisions pour faire face à la crise et pour couvrir des charges de restructuration. Sa concurrente Deutsche Bank n’a pas été épargnée, étant donné qu’elle prévoit de réduire ses effectifs. Ces derniers passeront de 87 000 à 74 000 emplois d’ici à 2022.