Airbus et Dassault : transmission d’une offre intéressante aux États sur le SCAF

  •   Le 05/04/2021 à 07h57
  •   DEHOUI Lionel

En cette fin de semaine, le monde est toujours plongé dans le contexte pandémique inquiétant. Au plan économique, les sociétés divulguent les informations relatives au nombre total de droits de vote et d’actions à propos de leur capital. C’est dans un tel contexte que Dassault Aviation et Airbus ont effectué une offre intéressante à certains États. Voici ce qu’il en est.

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Le contenu de l’offre

Les deux géants groupes (Dassault et Airbus) ont officiellement transmis une « offre » aux trois Gouvernements impliqués dans le projet futur avion de combat. Il s’agit de la France, de l’Espagne et de l’Allemagne. L’objectif du projet est de concevoir un démonstrateur en ligne droite avec le SCAF : c’est-à-dire le Système de Combat aérien du Futur. Toutefois, les négociations sont toujours en cours entre les deux groupes industriels et les trois États.

En effet, ils cherchent un point d’entente parfait en ce qui concerne le partage des tâches tout au long du déroulement du projet SCAF. Selon la proposition faite dans l’offre transmise par les industriels, l’appareil à fabriquer doit voler à l’horizon 2026. Cependant, le financement de l’offre n’est pas encore assuré, même si son objectif est partagé par les acteurs impliqués. Ceux-ci visent à contractualiser prochainement la suivante phase du projet.

 

Les différentes parties impliquées

L’offre constitue un accord de principe conclu entre les différentes parties que sont : Dassault Aviation du côté de la France et Airbus. Le groupe européen défend les intérêts des deux autres pays (l’Espagne et l’Allemagne). Ces différentes informations avaient été déjà dévoilées un peu plus tôt par le site internet de La Tribune, puis par une source de Reuters.

En réalité, la mise en place du SCAF est un projet dont le lancement remonte à 2017 et effectué par l’Allemagne et la France. Sa mise en route est intervenue dans un environnement de fragilisation de l’Union européenne. Une situation notamment due à la décision de la Grande-Bretagne de se retirer du bloc européen. Un comportement qui est à la base des tensions entre les Gouvernements allemand et français.

Il faut souligner qu’en février dernier, des sources proches du dossier avaient révélé aux médias que Paris et Berlin étaient en divergence. Aussi, la rivalité était au point fort entre les deux géants.

 

Réouverture des négociations

En l’an 2019, les deux pays (France et Allemagne) s’étaient convenu pour une répartition des tâches à parts égales, soit 50 % entre Dassault et Airbus. Le premier groupe représentait le maître d’œuvre grâce à son expertise et le second était la seule partie allemande de l’époque. Actuellement, les différentes parties impliquées ont rouvert les négociations en raison de l’arrivée de Madrid. À cela, s’ajoutent les nouvelles exigences venant de la partie allemande.

Pour rappel, les discussions se faisaient principalement sur la répartition des travaux ainsi que des droits de propriété intellectuelle. Les constructeurs aéronautiques travaillaient néanmoins sur un plan alternatif, dans le cas où le SCAF serait abandonné, selon les informations divulguées par Dassault en début mars. En réalité, ce système devrait permettre au continent européen d’assurer sa propre défense. Aussi, il devrait aider à commencer le changement des Rafales français.

Par ailleurs, avant la fin de la session parlementaire actuelle, il est prévu le vote d’une nouvelle tranche de plusieurs milliards d’euros servant pour le financement et venant du vote de Bundestag.