ADP : Signature d’un accord de rupture conventionnelle, pour au plus 1 150 départs volontaires

  •   Le 11/12/2020 à 10h58
  •   DEHOUI Lionel

Au cours des deux dernières semaines, les syndicats du groupe français ADP ont étudié un accord qui leur a été proposé par la société. Il s’agit d’un nouveau projet d’accord de rupture conventionnelle collective, dont ont discuté les parties lors des séances de négociation.

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ADP : Signature d’un accord de rupture conventionnelle, pour au plus 1 150 départs volontaires
Droit image : Nicolas Vigier - Flickr

Pas de départ forcé

Après avoir proposé son nouveau projet de réduction des effectifs, la société dénommée anciennement Aéroport de Paris a pu recueillir à l’unanimité, les signatures des organisations syndicales représentatives. Aux termes de cet accord, le nombre maximum de départs volontaires est fixé à 1 150, parmi lesquels 700 ne seront pas remplacés. Actuellement, les dirigeants sont en attente de validation de l’accord par la Direccte.

Dans cette perspective, la direction a assuré qu’elle veillera à ce qu’il n’y ait pas de départ forcé pour motif économique, avant le 1er janvier 2022. D’ailleurs, selon ADP, le contrat répond parfaitement à l’objectif que visent les parties depuis le début des négociations. Il s’agit de préserver le fonctionnement de l’entreprise à long terme et sauvegarder ses compétences tout en évitant des départs contraints.

 

Les enjeux de la société

En raison de la pandémie, la société a décidé d’abandonner sa stratégie Connect 2016-2020, puis d’envisager la dépréciation de ses actifs au plan international. En France, elle veut exécuter son plan de régulation économique 2021-2025 portant sur les aéroports parisiens.

Il s’agit d’un plan qui nécessite environ 6 milliards d’euros de financement, afin d’atteindre l’objectif des 150 millions de passagers. ADP vise également la forte visibilité avec la grille tarifaire CRE3. Cette dernière permettra non seulement d’effectuer des vols long-courriers ou en correspondance, mais également d’attirer les compagnies en provenance de l’Asie.

En matière d’innovation, le groupe a mis en œuvre un programme dénommé Innovation Hub. Celui-ci est basé à Roissy et se décline en trois volets à savoir : Open, Connet et Invest.

Sur le plan environnemental, les enjeux de l’entreprise sont typiquement basés sur les aéroports parisiens. Elle veut notamment procéder à la valorisation des déchets, l’amélioration de la qualité de l’air, la neutralité carbone en 2030, ainsi que la certification des systèmes de management.

 

Les défis à relever par l’entreprise

ADP envisage de reprendre son trafic lentement. Le retour vers son niveau de 2019 est alors prévu pour la période de 2024 à 2027 du côté de Paris Aéroport. En revanche, le groupe espère atteindre ce niveau dans la période de 2021-2023 en ce qui concerne les aéroports situés à l’international.

Par ailleurs, l’impact de la pandémie du coronavirus a été d’un grand coup pour l’entreprise française. En effet, son chiffre d’affaires a reculé de 45 % au premier semestre et les pertes nettement accumulées s’élèvent à 543 millions d’euros.

Afin de surmonter la crise, le groupe a mis en œuvre un plan d’optimisation opérationnel. Celui-ci consiste à réduire les charges courantes de l’entreprise de 550 millions d’euros en 2020. Dans cette somme, 200 millions d’euros seront tirés de la fermeture de certaines infrastructures à Paris.

Aussi, pour ses objectifs 2020, le groupe a anticipé un recul de 55 % à 65 % du trafic aérien, soit une chute du chiffre d’affaires à hauteur de 2 à 2,5 milliards d’euros.