Acea projette de trouver des partenaires pour son activité solaire

  •   Le 06/06/2021 à 14h31
  •   DEHOUI Lionel

Le PDG du groupe Acea a annoncé dans une déclaration qu’il envisageait de scinder son activité solaire. L’objectif serait de trouver des partenaires financiers qui peuvent l’aider à se développer. Dans une interview avec « Il Sole 24 Ore », Giuseppe Gola a déclaré que l’organisation avait sélectionné Intesa Sanpaolo, banque de financement et d’investissement en tant que consultant. Ce dernier devrait exprimer son intérêt d’ici mi-juin.

Acea projette de trouver des partenaires pour son activité solaire

Un intérêt croissant pour l’énergie solaire

Acea représente l’une des plus grandes entreprises de services publics d’Italie. Elle prévoit d’installer 747 mégawatts de capacité de production d’énergie solaire d’ici la fin de 2024.

Par ailleurs, l’Association européenne des constructeurs automobiles utilise la version révisée de l’AFID (Alternative Fuel Infrastructure Directive) pour communiquer ses recommandations sur les points de recharge pour camions électriques dans l’Union européenne. Leur objectif est d’implanter 6000 bornes de recharge en France d’ici 2030.

En effet, les agences de l’UE représentant les intérêts de l’industrie automobile, critiquent les réseaux de recharge actuels des grands opérateurs européens. Dans un récent rapport, il a été indiqué que l’infrastructure de recharge et de ravitaillement requise pour les gros porteurs à zéro émission est quasi inexistante.

Par conséquent, ce problème doit être résolu d’urgence. De plus, toutes les parties prenantes et les autorités doivent faire le nécessaire pour s’assurer que l’infrastructure soit déployée.

 

Une conversion progressive vers la neutralité carbone

Il convient d’admettre que les constructeurs européens ont œuvré pour soutenir l’aspiration à la neutralité carbone. C’est le but que le monde du fret routier s’est notamment fixé de réaliser d’ici 2050 au plus tard.

En conséquence, d’ici 2025, il y aura environ 40 000 camions et bus en service dans l’Union européenne (les 27 États membres et le Royaume-Uni). En considérant les données de l’ACEA, ce nombre devrait même augmenter à environ 270 000 unités d’ici dix ans.

Face à cette découverte, l’Association des constructeurs européens d’automobiles augmente les redevances d’infrastructure des pays sur la base d’une méthode de calcul spécifique. Celle-ci prend en compte l’évolution attendue de l’immatriculation des camions électriques, le produit intérieur brut et le nombre de kilomètres parcourus en moyenne.

 

Les objectifs de l’AFID à moyen terme

Selon la version révisée de l’AFID, l’objectif actuel serait d’atteindre 10 000 à 15 000 points de charge jusqu’en 2025 au plus tard. Ensuite, il sera question de viser les 40 000 à 50 000 points de charge d’ici 2030. De plus, d’ici 2025, le Royaume-Uni aura besoin de 2 450 points de recharge et la France de 1 750 points de recharge.

Quant à 2030, l’Allemagne devrait cette fois compter 14 250 points de recharge, contre 5750 en France et 8 200 au Royaume-Uni. En outre, à l’horizon 2030, environ 40 000 bornes de recharge publiques nocturnes d’une puissance de 100 kW seront installées dans les parkings poids lourds le long des autoroutes.

Pour une meilleure efficacité, au moins une borne de recharge haute puissance est nécessaire pour un réseau déployable. Chaque station de recharge disposera de près de quatre points de charge sur chaque 100 kilomètres. De même, d’ici 2025, les station-services de charge devront disposer d’une borne de charge au moins, réservées aux autocars.