Accenture supprime 25 000 emplois à travers le monde

  •   Le 28/08/2020 à 09h29
  •   HARMANT Adeline

C’est pour réduire encore davantage ses coûts que le groupe Accenture a décidé de lancer un plan de transformation qui s’achèvera avec la suppression de 25 000 postes dans le monde ce qui représente plus de 5% des effectifs de la société. Ce sont les compétences et les performances des employés qui seront utilisés comme critères d’ordre de départ.

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Accenture supprime 25 000 emplois à travers le monde
Droit image : Michael Gray

Une décision prise pour faire face à la crise actuelle :

Le groupe Accenture a bien entendu subi les effets de la crise du Covid-19 à l’image des autres entreprises de ce secteur et certains de ses concurrents ont dû mettre en place des plans similaires comme VMWare, Dell ou encore Mozilla.

La première vague de départ aura lieu au début du mois de septembre avec des critères d’ordre de départ des salariés basés sur leurs performances et leur niveau de compétence. En juin dernier et après la publication des résultats du troisième trimestre de l’entreprise, sa dirigeante avait laissé planer cette idée en expliquant : « Comme je l’ai déjà dit, nous avons identifié d’autres axes de rentabilité d’où des répercussions sur une partie des effectifs. »

Dès le mois de juillet, ce sont déjà 900 postes qui avaient été supprimés au Royaume Uni à cause du ralentissement de la demande du marché qu’avait entrainé la crise sanitaire. La société avait en effet dû procéder à une identification des coûts structurels auxquels elle devait faire face.

 

Des prévisions optimistes pour le groupe face à la crise actuelle :

Le groupe Accenture a ainsi décidé de mettre en place des solutions afin de réaliser des économies en commençant par couper dans ses budgets de voyage, réduire le nombre de ses sous-traitants et limiter les embauches.

La dirigeante du groupe, Julie Sweet, avait d’ailleurs fait preuve d’optimisme auprès des investisseurs mi-mars et alors que les Etats-Unis se préparaient à des restrictions budgétaires en raison de la pandémie de coronavirus. Elle assurait alors que le groupe était bien placé pour surmonter cette crise en disant : « Le virage brutal vers le numérique dans presque tous les environnements de travail permettra au groupe de devenir l’un des plus grands fournisseurs de technologies au niveau mondial et je pense que nous serons en position de force lors de notre entrée dans ce chapitre. »

Il faut donc croire que la société a changé d’avis après ses résultats trimestriels.

 

Une politique d’acquisitions ambitieuse :

Le directeur financier du groupe Accenture s’était également exprimé par rapport à cette actualité en expliquant : « lorsque nous sommes sortis de la dernière crise financière, nous avons pris des parts de marché et nous pensons que nous aurons des opportunités sur le long terme en restant proches de nos clients. »

Et on constate en effet une politique de fusions et acquisitions ambitieuse réalisée par le groupe même pendant la crise avec plus de 20 contrats signés ces 12 derniers mois. C’est notamment ces rachats qui créent la polémique chez les salariés dont le poste est menacé.