À l’exception de Londres, les Bourses européennes marquent une pause

  •   Le 06/12/2020 à 12h55
  •   DEHOUI Lionel

La journée du mercredi a été peu mouvementée du côté des marchés européens, sauf Londres. Ce dernier a plutôt été dopé par l’autorisation du Royaume-Uni pour le déploiement du vaccin de Pfizer et BioNTech.

À l’exception de Londres, les Bourses européennes marquent une pause

Une séance mitigée

Sur l’ensemble des Bourses européennes, Londres a enregistré les meilleures performances. Alors qu’il progressait de 1,23%, Paris s’est maintenu en équilibre de 0,02% en fin de séance. Quant à Francfort, il a perdu 0,52%. Comme Paris, New York a aussi essayé de garder l’équilibre. Ainsi, le Dow Jones était en recul de 0,07% pendant que l’indice élargi S&P 500 évoluait de 0,04% vers 17 h 15 GMT.

Par ailleurs, le Royaume-Uni est désormais le premier pays à avoir autorisé un vaccin contre le Covid-19. Il s’agit du vaccin conçu par la société allemande BioNTech, en partenariat avec le géant américain Pfizer. Ainsi, dès la semaine prochaine, le vaccin sera disponible sur le territoire britannique.

Si cette nouvelle a fortement impacté Londres, elle n’a pas eu un grand effet sur les autres marchés européens. Cependant, selon Mme Nguyen, les investisseurs seraient aux aguets d’autres nouvelles comme le plan de relance aux États-Unis. Elle ajoute qu’il est indispensable que le plan dépasse l’étape des discussions intempestives et devienne finalement une réalité.

 

Une proposition de plan

Dans la journée du mardi, un groupe restreint de parlementaires, composé de républicains et de démocrates, a proposé un plan de relance de 908 milliards de dollars. Ce montant a été proposé lors de la reprise des négociations entre la Maison Blanche et le congrès, afin de soutenir l’économie américaine.

La nécessité de cette aide devient de plus en plus vraie, vu les difficultés que connaît l’économie américaine. Selon l’enquête mensuelle d’ADP, le taux de création d’emploi dans le secteur privé est en dessous des attentes et continue de diminuer. Ce qui représente d’ailleurs un premier aperçu des chiffres officiels du chômage attendus.

En outre, les investisseurs ont un regard attentif sur les négociations autour du Brexit. Celles-ci seront effectives le 31 décembre, mais les parties concernées ont laissé entendre des signaux contradictoires. Alors que Michel Barnier, le négociateur européen, a indiqué aux États membres qu’il est incertain de parvenir à un accord, Boris Johnson prétend rester optimiste.

 

Un mercredi marqué par des chiffres positifs

Sur les rendements obligataires, on note une baisse des intérêts sur la dette italienne et d’autres pays d’Europe périphériques. Quant à ceux de la France et de l’Allemagne, ils sont restés stables.

AstraZeneca, un laboratoire pharmaceutique qui développe un vaccin contre le Covid a grimpé de 1,76% ce mercredi. Celui-ci ayant tiré profit de l’annonce concernant l’autorisation du Vaccin Pfizer/BioNTech par le Royaume-Uni.

Du côté de l’énergie, les valeurs ont beaucoup progressé en Allemagne. C’est le cas d’Eon qui a pris 1,24% à 9,12 euros et RWE qui a gagné 1,51% à 35 euros. Quant à Paris, c’est Engie qui fait la fête avec une hausse de 2,32% à 12,80 euros.

Les compagnies pétrolières ont également beaucoup évolué à Londres. À la veille d’une réunion de l’Opep+, alors que Royal Dutch Shell évoluait de 3,26%, BP grimpait de 4,74%.